dimanche 13 mars 2016

21021: Montréal 1 Minnesota 4

Le Wild s'est amené en ville avec un plan de match des plus simples. Domper la rondelle en zone adverse, appliquer un échec-avant de tous les instants. Le CH, avec sa défense de bric et de broc, peinait forcément à suivre le rythme et s'est donc lui aussi trouvé contraint de domper à qui mieux mieux dans l'espoir de chasser la rondelle libre.

Tout ça pour dire: 75 rondelles rejetées en territoire ennemi par les deux clubs au cours des deux premières périodes. Le Wild a complètement levé le pied en 3e, alors ils n'en ont eu que 13, mais le CH en a rajouté 23 autres.

111. puck. dompées. en. zone. adverse.

111.

En 51:46 de jeu à forces égales. Une puck dompée aux 30 secondes.

Sacrament de batinse, celle-là était plate. Sauf en 3e, on a eu plein de chances. Mais Devan Dubnyk est un foutu bon goaler, alors bide total.

  • On regarde la soirée du premier trio et on se dit "ok, +4/-3 aux chances, pas si mal". Mais dans les faits, c'est +4 en 3e, -3 au cours des deux premières périodes. Galchenyuk commence à être attendu. J'espère simplement que Therrien va le laisser là. Je n'y crois pas. Ça va être un plaisir d'entendre la raison à la mord moi le noeud qu'il va nous inventer pour justifier ça.
  • Pleks a commencé avec Hudon et Byron, mais ça marchait plus ou moins. Therrien n'aime pas jouer les confrontations à outrance. Ça brise le rythme, dit-il. Parce que le rythme, quand tu dompes la puck 60 fois par game, c'est capital, voyez-vous? Pardon, je m'égare. Donc, Therrien n'aime pas jouer les confrontations, mais il y reste sensible. Il s'arrange quand même pour que son top-6 roule contre le top-6 adverse et si un joueur ne suit pas, il change de trio. Pas que Hudon ne suivait pas, mais Mitchell, Pleks et Byron avaient un peu plus d'allant. Remplace Byron par Eller, met Byron à la place de Brown et ça donne un groupe de 12 potable, à défaut d'être très explosif.
  • McCarron a joué avec un peu tout le monde, mais l'association avec Lessio et Hudon m'a semblé la plus chouette. La plus fréquente est demeurée Mitchell/McCarron/de la Rose, un groupe toujours un peu lymphatique. Toujours est-il, une chance pour McCarron et Hudon, 4 pour Lessio, qui avait le feu au cul.
  • Mike Brown a eu 3 chances en 3e période. Rien contre Mike Brown, mais ça ne donne une idée du peu d'entrain qu'affichait le Wild rendu là. On a même vu Dubnyk donner une p'tite tape sur les fesses à Brown après une de ses chances, l'air de dire "Eille, t'as eu une chance! Good job dude!". Les gars du Minnesota n'étaient vraiment pas stressés.
  • Andrei Markov et Mark Barberio, premier duo. Ouaip. Le +5/-0 aux chances en 3e vient gommer un peu le +2/-5 des deux premières périodes, principalement contre Mikko Koivu.
  • Pateryn et Emelin ont eu une première période de merde, bousculés par Koivu et Granlund. Ils ont fermé la trappe dès la deuxième période. Malgré l'intimidante présence de Mike Brown, qui rend Canadien "dur à jouer contre", Emelin s'est fait visser en plein dans les numéros en fin de deuxième. Mike Brown, envoyé séance tenante pour mettre de l'ordre là-dedans, a pris son air fâché et a été parfaitement, rigoureusement ignoré par le Wild. À l'exception du gros Suter qui lui a mis la main au collet en toute fin de période, juste pour s'assurer qu'il ne fasse pas de trouble. "Papier sablé" mes fesses, oui. Comme démonstration de la disparition accélérée de ce genre de joueur, c'était parfait. Le plus gênant reste de voir tous ces commentateurs qui se sentent obligés de célébrer l'intégrité de ces "good guys". Entre ça et le "c'est beau mon grand!" de Dubnyk...
  • Darren Dietz et Victor Bartley n'ont pas trop mal paru, mais bon, on les a gardés loin du trouble. Dietz avait l'air parfaitement paniqué en première, avant de se placer un peu. Il semble avoir un certain coup de patin et un certain sens du jeu. Il est relativement jeune, 22 ans et déjà à sa 3e année chez les pros. Je suppose qu'il a encore une marche à monter et pourrait, je dis bien pourrait être un 6e défenseur potentiel. C'est la beauté de cette méga série de blessures: on gratte allègrement le fond du baril. Ça n'est pas inintéressant, je dois le dire.





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