lundi 7 mars 2016

20977: Montréal 2 Winnipeg 4

Le camp d'entraînement poursuit son cours.

Je reste encore frappé du niveau élevé de désorganisation du club depuis quelques matchs. On parle souvent de l'importance du mental, de la nécessité d'une préparation des tous les instants pour donner son maximum. Si les termes sont parfois inutilement ésotériques, le résultat est patent. Le club n'avait rien, rien, rien à donner en première. Puis tout ce beau monde s'est réveillé, un peu.

  • Après deux mois de maudit niaisage, Galchenyuk revient enfin au centre (et mange un slap shot sur le pied, saison de merde oblige). Ses deux buts font un peu illusion sur sa contribution offensive, c'est Pacioretty qui menait le train de ce côté-là: 3 chances, 6 entrées en possession de rondelle, 3 autres récupérations en fond territoire ennemi, contre 2/4/2 pour Galchenyuk. Par contre, revenu à sa position naturelle, le #27 a recommencé à faire ce qu'il fait si bien: sortir la rondelle du territoire défensif. 8 sorties de zone défensive en contrôle de rondelle, contre 4 pour 'Ghetto et Pacioretty. Je ne m'explique pas qu'on puisse le regarde jouer au centre et conclure qu'il n'y est pas à l'aise. C'est sa position naturelle, là où son impact positif sur la suite des choses est le plus systématique et fréquent.
  • Plekanec, Byron et Eller ont assuré, mais sans plus. Eller est cabossé, Byron, ben c'est Byron, alors on n'avait plus de miracle à attendre. Tomas est encore très bon, mais il a 33 ans. Sur une fin de saison comme celle-ci, alors qu'il n'a plus rien à prouver, ça paraît un peu plus. Toujours aussi présent, toutes ces petites touches importantes en transition, mais sans plus. Les vétérans comme lui sont un peu en roue libre ces jours-ci.
  • Mitchell, de la Rose et Danault continuent à remplir sans trop de panache ce rôle ingrat qui est le leur: prendre plein de mises en zone défensive et ne pas se faire scalper par le fond d'alignement adverse. Les deux jeunes font leur gros possible, mais on est loin de Mitchell, Flynn et Byron. C'est un boulot ingrat qui ne laisse pas place à  l'improvisation.
  • McCarron n'a pas trop joué, mais il aura encore été au coeur de quelques belles séquences. 3 chances de marquer pour lui. On le laisse faire ses classes tranquillement et sans pression. Patience, il s'en vient.
  • Subban et Markov sont eux aussi en roue libre. Je suppose qu'on va râler en certains lieux du revirement de Subban menant au premier but des Jets. Balivernes. Si P.K. ne coûte pas de buts du genre de temps à autre, c'est mauvais signe. Un joueur offensif crée des buts à un rythme inhabituel parce qu'il déboîte la défensive adverse en réussissant des jeux à bas pourcentages. Forcément, ça donne des histoires comme le premier but de Scheifele.
  • Emelin et Pateryn ont encore un score du tonnerre aux chances. Ce coup-ci, c'est plus simple d'identifier pourquoi. Deux séquences, quasi identiques, au cours desquelles Emelin envoie la rondelle au filet de la pointe pour ensuite voir McCarron et ses sbires coller 5 chances. Autrement, c'était quelque peu aléatoire. J'aime beaucoup l'implication de Pateryn en sortie de zone défensive, ceci étant dit: encore 5 sorties orchestrées en contrôle du disque.
  • Ça prend 6 défenseurs pour compléter un alignement. Morgan Ellis est déjà retourné à St-John's.





1 commentaire:

Vanhouse a dit…

Comment dans la situation actuelle du CH, tu peux te permettre et penser que jouer Ellis juste 6 minutes est une bonne idée. Contre les Jets en plus.
On continue de mal gérer nos jeunes, et ça sans la défaite de ne pas pouvoir perdre.