mardi 1 mars 2016

20946: Montréal 2 San Jose 6

Les Sharks forment une si belle équipe. Dynastie cachée par ses échecs répétés en séries, cette formidable équipe semblait enfin faiblir l'an dernier, manquant les séries pour la première fois depuis la saison 2002-03 (!). Tout ça n'était que foutaises, évidemment. Après un début de saison en dent de scie, ils ont, avec le passage à tabac du CH hier, 16 victoires en 26 matchs depuis le début de l'année 2016.
Ce qui frappe, lorsqu'on regarde cette équipe jouer, c'est la structure, le jeu d'ensemble. Les Sharks peuvent jouer vite (ils ont d'excellents patineurs) comme ils peuvent jouer lentement. On les voit constamment varier le rythme, revenir sur leur pas ou passer la rondelle à un joueur qui arrive de l'arrière.
Cette variation constante du rythme permet aux Sharks de tirer le maximum des habiletés de chacun, rapide ou lent, habile ou adepte de la passe courte. Au bout du compte, c'est une équipe qui réussit, surtout contre un adversaire affaibli comme le CH, à ouvrir encore et encore de ces lignes de passe est-ouest qui sont la clé de toute attaque efficace.
Les Canadiens n'ont jamais réussi à trouver un quelconque rythme. À preuve, alors que les Sharks ont effectué 38 entrées en zone offensive en possession de rondelle au cours du match, les hommes de Michel Therrien n'en ont eu que 19. Du simple au double, rien de moins.
Et on parle d'un adversaire affaibli, qui disputait un 3e match en 4 soirs. Les Ducks, qu'on affronte mercredi, seront frais et dispos, n'ayant pas joué depuis leur match de dimanche. Match au cours duquel ils ont sacré une volée de tous les diables aux Kings de Los Angeles, une autre superpuissance que le CH affrontera vendredi.
Grosse semaine.
  • Pleks a bien obtenu une chance sur un changement de ligne, mais autrement, si le premier trio a eu l'avantage aux tirs, on ne les a jamais laissés menacer Martin Jones. Peter DeBoer, s'il se contre-foutait des confrontations entre attaquants, a géré de façon maniaque les duels défenseurs-attaquants. Marc-Édouard Vlasic a passé le match dans la visière du premier trio montréalais. Dure soirée.
  • Galchenyuk, Eller et 'Ghetto ont ramassé Paul Martin et Brent Burns. 5 des 11 chances de l'équipe à forces égales leur reviennent: 2 pour Ghetto et Eller, une pour Galchenyuk. Sven est en train de faire son nid, mine de rien. Eux aussi ont fait à peu près jeu égal.
  • Danault et Byron ont commencé le match avec de la Rose, mais après avoir accordé 2 buts et 5 chances en même pas 4 minutes de jeu... Therrien a inversé Mitchell et JDLR, ce qui a eu le mérite de calmer un peu le jeu. Danault a terminé la soirée avec 7 chances concédées à Joe Thornton en un peu moins de 5 minutes. Danault a ses qualités. Mais il est en audition. Faut savoir que Therrien a pris une décision pour le moins intéressante en enterrant complètement Danault aux mises: aucune en zone offensive contre 10 en zone défensive. Pour les autres centres, c'est allé comme suit: Pleks +5/-3, Eller +3/-6, McCarron +5/-6. 2 dégagements refusés pour Eller, 1 pour Danault.
  • McCarron a recalé un peu aux tirs une fois jumelé à de la Rose (qui est franchement plus efficace au centre) mais n'a pas craqué aux chances, il termine +2/-3 pour la soirée. Mais +6/-18 aux tirs. Ouais, bon. Je souligne qu'il est celui des quatre centres ayant le moins joué avec Subban et Markov. Pour une fois, Therrien n'a pas bullshité: les jeunes sont envoyés au front. Je ne m'explique pas la présence de Mike Brown chez le CH. ça me rappelle Brad Staubitz. Je déteste me rappeler de Brad Staubitz.
  • Markov et Subban ont connu une soirée pénible. Mal accrochés, peinant à créer des sorties de zone défensive en contrôle du disque, ils ont travaillé à mi-temps contre Thornton. Commande difficile, particulièrement pour Markov, qui termine +1/-6 aux chance contre Thornton, alors que Subban fait +5/-5. Donskoi et Couture, en même pas 3 minutes, leur ont collé un beau +0/-3 aux chances, histoire de bien gratiner le plat.
  • Bartley et Barberio ont été jalousement protégés de Thornton, ce qui a permis à Nieto, Marleau et Ward de profiter pleinement d'eux. Sérieux, c'était sordide. +0/-8 aux chances au total, dont 6 chances contre le trio de Nieto en 5 minutes. Barberio fait bien ce qu'il peut, mais c'est un 6e défenseur qu'on envoie au front sur son mauvais côté. En tout respect pour Victor Bartley, un athlète immensément plus talentueux que moi et, surtout, une personne d'une persévérance exceptionnelle (il le faut, pour se rendre là ou il est aujourd'hui), Bergevin a bel et bien échangé Tinordi contre un sac de puck. Sachant que Tinordi est incapable de percer la défensive des Coyotes, je ne suis surtout pas en train d'affirmer que le CH a perdu l'échange. En attendant, je sens que Morgan Ellis va avoir l'insigne honneur de se faire donner sa chance mercredi. On lui souhaite de ne pas passer pour un crisse de cave devant Corey Perry. Tu parles.
  • Ne me demandez pas comment ils ont fait leur compte, mais Emelin et Pateryn ont terminé avec un différentiel positif aux chances (+4/-2 réunis, +5/-3 pour Pateryn, +7/-2 pour Emelin). En fait je le sais pourquoi: z'ont pas joué, ou si peu, contre Nieto ou Thornton.






1 commentaire:

Charles a dit…

Je dois avouer que je m'ennuyais beaucoup de ces résumés de match.

je lis tes chroniques sur LNH et sur l'Actualité mais il n'y a rien de comparable à ces résumés avec ta façon bien particulière d'imaginer certains détails.

Cela me force aussi à porter une plus grande attention au jeu des confrontations ou à la façon de deployer certains joueurs.