jeudi 15 janvier 2015

20640: Montréal 3 Colombus 2

Tout ça, c'est la faute à Bobrovski. S'il ne tire pas une game de malade mental, le CH se serait replié sur son avance quelque part en deuxième.

À forces égales, la domination territoriale du CH était totale. Quand on n'accorde que 9 mises en zone défensive en 50 minutes de jeu, dont 2 dégagements refusés, ça veut dire que Price n'a jamais, ou presque, eu à geler la rondelle. Impressionnant.

  • Le jeu de puissance a fini par embrayer lorsque Therrien a arrêté de se compliquer la vie et a convenu d'y envoyer Plekanec avec Pacioretty et Gallagher en première vague. Les trois meilleurs attaquants du CH, réunis (ENFIN, CIBOLE!) contre une équipe décimée, étaient donc surveillés par Jack Johnson et David Savard à la défense, Brandon Dubinsky et un peu Ryan Johansen en avant. Çe fut, pour dire les choses bien simplement, une hécatombe. À forces égales, 4 chances pour Pacioretty et Gallagher, 5 pour Plekanec. En avantage? 2 Plekanec et Pacioretty, une pour Gallagher. Réunis, c'est +10/-1 aux chances à forces égales. Encore un peu, pour le dessert? 20 entrées de zone en présence de ce trio, 11 en contrôle de rondelle (7 pour Gallagher à lui seul), 9 en dompant la rondelle en fond de zone. Je tiens à souligner que lorsque la rondelle est rejetée en fond de zone, je ne compte une entrée de zone que si l'équipe réussit à toucher significativement la rondelle ou encore pourchasser l'adversaire en échec avant pour au moins 6-7 secondes. Le Canadien a réussi 16 de ces entrées au total, c'est donc dire que ces trois-là étaient les seuls à rejoindre systématiquement la rondelle en fond de zone. Contre le meilleur tandem adverse. Ah oui, contre eux, les Jackets n'ont pu franchir la ligne bleue du CH en possession qu'à 3 reprises. Do-mi-nants. Reste à voir si ça durera. Mais hier, c'était spectaculaire. J'avais depuis longtemps fait mon deuil de voir Therrien réunir Pacioretty et Plekanec avec le meilleur ailier droit du club. Ça nous tombe dessus, comme ça, en janvier. À pareille date l'an dernier, Therrien s'échinait à bencher Subban (quitte à perdre des matchs), sinon à le faire jouer avec Douglas Murray. Je ne sais pas ce qui amène ce changement d'orientation, mais y'étais temps, cibole.
  • Pierre et Marc étaient un peu déçus du manque d'attaque produite par le trio d'Eller. Je veux bien. Mais ils ont passé plus de la moitié de leur match contre Ryan Johansen et ne l'ont pas laissé coller ne serait ce qu'une chance à forces égales. Si Eller, Weise et Desharnais sont capables de tenir comme ça contre les bons centres de la LNH (c'est Plekanec, Pacioretty et Gallagher qui vont ramasser les Crosby et Kopitar de ce monde, ne vous en faites pas), ça fait un top-6 qui donne beaucoup de marge au CH.
  • Galchenyuk était complètement gelé en début de match. Les choses se sont placées un peu lorsque Sekac et Bournival se sont retrouvés à ses côtés. Ces deux-là sont encore perdus en zone défensive s'ils ne sont pas avec Eller, mais les aptitudes sont là, ça va finir par venir. Si ce trio peut trouver le tour de ne pas s'embourber dans sa zone, c'est une formidable unité d'échec avant que tient Therrien.
  • Prust et Parenteau ont graduellement perdu du temps de glace, ont fini par se retrouver aux côtés de Malhotra. Ce dernier n'a même pas joué 8 minutes. On parle d'un trio de bouche-trou, donc, et ils n'ont rien échappé. C'est en masse pour l'instant.
  • Je me demande si on cherchait à pousser précisément un duo contre un trio adverse. Gonchar et Beaulieu ont beaucoup vu Johansen, ce qui me semble assez remarquable, si tant est que ce soit ce qu'on voulait. Il est bien révolu, le temps où on ne laissait pas Beaulieu prendre plus de 12 minutes par match. Les résultats y sont, faut le dire.





vendredi 2 janvier 2015

20559: Montréal 4 New Jersey 2

Ok, on fait ça vite. C'était un peu à l'ancienne, avec Sweet Lou Lamoriello qui jouait les confrontations de trios. Pas toujours facile à gérer.
  • Galchenyuk poursuit son apprentissage. J'attends avec impatience qu'on se mette à le laisser prendre les mises en zone défensive de son trio. Ça va attendre encore un peu, mais les quelques fois où il y est contraint, il me semble très à l'aise. 3 trios qui n'ont pas besoin de protection territoriale, imaginez... Semble qu'on a enfin réalisé que le job de Pacioretty sur le PP, c'est d'attaquer la boîte du flanc ou du haut de l'enclave, et non de distribuer la rondelle à partir du coin. Alléluia.
  • Globalement, Pleks a eu quelques misères contre le trio de Henrique. Desharnais semblait par contre beaucoup plus à l'aise à son poste d'ailier et Parenteau, avant de se faire assommer, commençait à savoir s'offrir en cible dans l'enclave lorsque Pleks et DD commençaient à s'échanger la rondelle le long de la bande. Si PAP est hors circuit pour un moment (l'avait les yeux croches...), ça ouvre la porte à un jeune.
  • Le trio d'Eller est présentement le plus constant. S'il n'a pas le potentiel offensif des deux premiers, c'est aussi un groupe d'attaquant qui ne commet pour ainsi dire pas de cassures défensives. On peut leur faire manger beaucoup de minutes à forces égales.
  • Belle soirée sur la feuille de pointage pour Bournival et les siens, mais sur le détail, Lamoriello leur envoyait Jagr dès que possible et les petiots paniquaient instantanément. Un work in progress, encore une fois. L'idée, c'est de rester patient. Deux buts, dont un totalement chanceux, c'est bon pour une chose bien précise: ça donne du temps de glace à Bournival et ses sbires. Malhotra va se pointer si PAP est blessé pour boucher le trou, mais autrement, m'est avis que comme Allen et Weaver, on ne le reverra pas beaucoup. Tel est parfois le triste sort des vétérans qu'on engage pour s'assurer que les jeunes ne montent que lorsqu'ils sont prêts à voler le job d'un joueur qui connaît le tabac.
  • Parfois diffus pour Subban et Markov, mais que voulez-vous qu'on y fasse...
  • Beaulieu avance à pas de géants sur un point précis: il prend de plus en plus le contrôle de son mur. J'entends par là la portion de bande qui par du haut des cercles jusqu'à l'arrière du filet. Lorsque l'adversaire se pointe, ce morceau-là, c'est à lui de le défendre. Et de plus en plus, on le voit y récupérer des rondelles et les remettre à un joueur prêt à la recevoir. Ça semble simple, mais ça ne l'est pas. La vitesse d'exécution qu'il démontre dans ces situations est encourageante. Mais plus encore, c'est de voir son style propre émerger, un peu semblable à celui de Markov en ce qu'il se fie en premier lieu à son bâton et non à des mises en échec, méthode plus traditionnelle, notamment pour les défenseurs plus patauds.
  • Parlant de pataud... Emelin a eu l'air d'une andouille sur les deux buts des Devils (mettons que Jagr n'était pas trop emmerdé par sa couverture sur le but de Cammalleri) et sur le deuxième, Gilbert avait la tête dans le cul. C'est dommage, parce que sur le gros de l'ouvrage, ils se sont tenus debout.









20541: Montréal 2 (F) Floride 1

Va falloir trouver le moyen de ne pas laisser l'adversaire prendre 10 chances par périodes lorsqu'on prend les devants. Price est excellent, mais un moment donné, on vire à court de miracles.

Le but égalisateur était fascinant. Un de toute beauté de la part d'Ekblad et Bjugstad, qui n'ont pas fini de nous faire sacrer.



Semble que sur ce coup, ça a chialé contre Desharnais sur Twitter. C'est absurde. Scusez-le, mais lui et Markov sont les deux seuls à ne pas se faire ferrer comme des truites sur le jeu. En fait, ils couvrent complètement Ekblad et le coincent le long de la bande. Ce dernier n'a semble-t-il pas le choix de lancer le long de la rampe en espérant que Hayes ou Bjugstad ramassent la rondelle de l'autre côté.

C'est ce que lisent Plekanec et Weise, qui interrompent leur repli et attendent de voir comment la rondelle va être récupérée, une fois qu'Ekblad l'aura lancée. C'est aussi ce que lit Subban. Seulement voilà, Ekblad se fend d'une feinte splendide: il prend son élan et à la dernière fraction de seconde retient la rondelle et la passe vers le centre, juuuuuuste sous bâton de Markov. Subban s'était lancé dans le coin sur l'élan, le centre s'ouvre, Bjugstad lit tout ça, Tokarski se met à genoux un peu tôt, merci, bonsoir.

La clé, ici, c'est Ekblad, qui réussit à faire mordre non seulement Subban (Marc Denis l'a bien noté lors de la diffusion à RDS), mais aussi Plekanec et Weise, qui laissent tous les deux partir Bjugstad. Un jeu remarquable.
  • Les Panthers n'ont pas fini d'être fatigants. Ekblad, oui, qui fait déjà fort bien à 18 ans aux côtés de l'increvable Campbell, mais surtout un one-two punch d'enfer au centre en Bjugstad et Barkov. Derrière eux, on utilise présentement un 3e trio défensif de vétérans, Boyes, Bolland et Jokinen. Ces trois-là ont eu le dessus sur Galchenyuk aux chances. C'est le genre de duels que Galchenyuk devra éventuellement commencer à gagner. Lorsqu'il y arrivera, il forcera les équipes comme les Panthers à lui opposer Barkov ou Bjugstad et ainsi à sacrifier de l'offensive. Mais on n'y est pas encore.
  • En attendant, Pleks, Desharnais et Parenteau se sont fait ouvrir comme des gorets par Barkov, notamment lorsque jumelés à Emelin et Gilbert. Desharnais est présentement effroyablement inapte le long de son mur défensif. Ça devrait se tasser, mais pour l'instant, c'est sordide. Absent Malhotra, on a donné un tas de mises en zone défensive à ce trio parce qu'il est piloté par Plekanec. Ça n'était pas optimal, mettons.
  • Heureuse réunion que celle de Prust, Eller et Sekac, qui ont tenu Bjugstad et Barkov en échec.
  • Malhotra sort enfin de l'alignement. Avec Pleks et Eller, je l'ai chanté sur quelques tons depuis un certain temps, il est inutile et Bournival (une chance de marquer, deux entrées de zone) est un meilleur joueur dans le rôle qui est désormais celui de la 4e ligne. Le placer au centre de Weise et Andrighetto pour faire quelques présences en zone offensive est une très bonne idée. Reste à donner à Plekanec les ressources pour s'acquitter de sa tâche. Ça, ou bedon donner le gros du job défensif à Eller, Sekac et Prust.
  • Subban est un défenseur ultra-agressif, c'est sa force. Ça lui a nui sur le but de Bjugstad, mais bon, on vit avec sans prendre une ride ou un cheveu blanc.
  • Gonchar et Beaulieu ont encore abattu un très beau boulot, principalement contre Barkov. On a enfin une deuxième paire? Je reste prudent, mais le gros finlandais n'est pas un client commode.
  • Gilbert et Emelin ont souffert mille morts contre Barkov. C'est bien emmerdant. Emelin et Weaver ont parfois bien paru lorsque réunis, on va donc peut-être y revenir dans les prochains jours. Je préfèrerais voir Tinordi et Gilbert, mais avec Allen qui se pogne le beigne dans les estrades, on ne risque pas de le voir de sitôt. Et puis, bon, ça impliquerait de laisser Emelin de côté. On n'en est pas encore là, mais va falloir commencer à y penser.