mercredi 25 février 2015

20899: Montréal 5 St-Louis 2

Le genre de match que Price fait paraître facile. Reste que les Blues n'étaient pas terriblement étanches. Mais la 2e période? Woof... 13 chances pour St-Louis contre 5 pour le CH à forces égales.

Les Blues sont intéressants à regarder aller, forcément. Même sans Shattenkirk, c'est une des puissances de la ligue (mes favoris, avec LA, pour représenter l'ouest en grande finale). Mais bon, hier, c'était pas les plus étanches. Montréal ne colle généralement pas 17 chances à forces égales à une puissance de la LNH.

Au sujet de Sekac et Smith-Pelly: j'ai été intrigué de lire que Sekac décrivait le CH comme une équipe défensive. Ça veut dire que c'est l'image que les joueurs ont de leur équipe? Si c'est le cas, y'en a qui vont faire le saut lorsque Price va (encore) se faire péter un genou par un attaquant adverse chargeant le filet à toute vapeur. M'enfin. Sekac est un joueur intéressant, mais ça n'est pas un grand joueur. Si tant est que Smith-Pelly est, à sa façon, équivalent, on s'en torche.

Non, en fait, c'est une bonne chose d'aller chercher Smith-Pelly s'il est aussi bon que Sekac, mais avec un style qui plait à Therrien. Ça veut dire qu'on va faire jouer les meilleurs joueurs disponibles, au lieu de surtaxer de braves plombiers comme Weise et Prust. Je suppose que dans un monde idéal, Smith-Pelly tasse Malhotra de l'alignement, on ramène Eller au centre et Galchenyuk à gauche.

Mais bon, j'ai appris à ne pas trop prendre mes prédictions au sérieux avec Therrien.

  • C'est quand même un plaisir de revoir Gallagher avec les deux autres. Ça n'est pas une ligne terriblement étanche, mais ils produisent des chances, au moins. Gallagher n'en finissait plus d'empiler les chances, surtout en avantage numérique et enfin ça débloque. Il a marqué hier son 3e but de la saison à 5 contre 4, alors même qu'il approche des 40 chances obtenues dans cette situation. Pacioretty n'a lui que 5 buts en supériorité numérique, mais en 25 chances... M'enfin.
  • Les gens sont bizarres. Oui, Eller est à l'aile, mais il est dans le top-6, il mange des minutes dures avec Pleks et il joue sur le PP. Pas exactement une rétrogradation, lorsqu'on compare au travail ingrat fait sur la 3e depuis le début de la saison. Martin Leclerc souligne à raison que la configuration actuelle de l'alignement comporte un joli trou en forme d'Antoine Vermette. C'est bien vrai, mais si Smith-Pelly, Weise ou Thomas est capable de suivre Pleks et Galchenyuk, on peut très bien s'arranger avec Eller dans le trou en question (lui et Vermette produisent exactement au même rythme à forces égales). Pas besoin de bruler des ressources sur un joueur de location dont on n'a pas besoin.
  • Ce qui change la donne dans le cas de Vermette, c'est un peu l'arrivée de Smith-Pelly (si tant est qu'il est vaguement meilleur ou l'égal de Weise et qu'on le fait jouer), mais aussi beaucoup l'émergence de De La Rose. On peut chipoter sur les détails (son trio se fait souvent visser à forces égales), mais il tient le coup, bien mieux que Manny.
  • Malhotra semble présentement avoir un regain de vie, mais c'est tout entièrement le fait de Bournival et, surtout, Christian Thomas. Celui-là va peut-être perdre son poste lorsque Parenteau et Smith-Pelly seront dans l'alignement, mais il a les dents longues et il va finir par manger le lunch de quelqu'un.
  • Subban recommence tranquillement à patiner sur son deuxième pied, et son tandem tient présentement le coup à forces égales. Mine de rien, une fois remis, ces deux-là vont recommencer à avoir l'avantage systématiquement.
  • Ça compte, parce que, de blessure en blessure, le destin a finalement forcé Therrien à donner la deuxième paire à Beaulieu et Gilbert. On va dire à gauche et à droite (surtout ceux qui se font susurrer à l'oreille par les relations publiques du CH) que c'est parce que leur jeu s'est amélioré, on va donner au tout l'air d'un processus organique... Michel et Jean-Jacques, les coachs patients qui plantent des graines et font pousser des défenseurs... Mais c'est un peu n'importe quoi. Sans les blessures, on serait encore à regarder Gilbert et Beaulieu, chacun de leur côté se tirer partout, l'oeil fou, pour compenser l'immobilisme de leur partenaire. Au lieu de ça, on a une deuxième paire un peu limite contre les gros canons comme St-Louis, mais une fois Subban revenu en santé, ça va largement suffire. Tiens donc.
  • Tinordi et Pateryn font sagement leurs classes contre les fonds d'alignements. Ça allait bien contre la 4e, mais lorsque le trio de Stastny se pointait le bout du nez (Hitchcock est un fana de la gestion des confrontations), le feu pognait assez vite.





2 commentaires:

Lerouxjej@gmail.com a dit…

Vous vous faites rare.... Ça nous manque.

Olivier a dit…

Oui, le boulot est plutôt prenant ces jours-ci!