dimanche 8 février 2015

20791: Montréal 3 Boston 1

Michel Therrien râlait, la semaine dernière, au sujet des charges sur Carey Price. C'est pourtant simple: si tu contrôles le flux du jeu en zone neutre, l'adversaire ne peut que domper la rondelle en fond de zone, entrer en possession le long des bandes, ou encore par des jeux croisés à la ligne bleue. Dans les trois cas, pas moyen de foncer pleins gaz sur le gardien.

Tu veux protéger ton gardien? Oublie les défenseurs de 6 pieds 6 et 250 livres, et contrôle le centre de la zone neutre.

C'est ce que le CH a fait contre Boston. Ça n'était pas parfait et parce que les Bruins sont encore et toujours Les Bruins, ça a par moments senti le roussi. Un jour, Patrice Bergeron va vieillir. Ce jour-là, on va avoir tout le loisir de rire de Boston (quand même, un gros merci à Chiarelli d'avoir gardé Krejci et échangé Seguin) mais pour l'instant... Et puis, je dis ça, mais d'où il sort, Pastrnak?

Anyways...

Le CH a eu des absences, disais-je, au cours desquelles les Bruins ont mis la pression. Mais globalement, on a ce soir joué un peu l'inverse du jeu d'hier contre les Devils. Hormis Pacioretty (qui tirait pas mal de n'importe où), les autres attaquants du CH se sont appliqués à contrôler encore et encore la rondelle le long des bandes, utilisant sans cesse cet espèce de "cycling" au long cours qui implique les défenseurs. On a ainsi vu les trois principaux trios se relayer pour embouteiller les Bruins dans leur territoire, faire du temps et attendre les erreurs et les bonds favorables. Elles sont plus ou moins venues: le but de Weise est un tic-tac-toe sur un rejet en fond de zone, celui de Pacioretty le résultat d'un splendide bloc de Weise. Autrement, les Bruins ne sont pas les Devils, ils n'ont pas cassé.

Arpon Basu et Marc-Antoine Godin soulignaient sur Twitter que Weise, justement, n'aime pas beaucoup ces nouvelles statistiques qui prennent de plus en plus de place. Si ça peut le consoler, c'est lui qui selon mes décomptes a obtenu le plus de chances de marquer contre Boston, soit 4, en plus de 4 entrées en possession de rondelle. Une belle soirée au bureau.

Son trio, braqué à 85% contre Chara et Bergeron au cours des deux premières périodes (Julien a abandonné le matchup après le 2e but du CH en début de 3e), a réussi à tenir contre eux.

Autre élément à souligner: Gonchar et Beaulieu sont retournés aux tâches de 3e paire. On les a tenus loin des trios de Krejci et Bergeron.

Emelin et Gilbert ont beaucoup vu le trio de Kelly, en plus de faire du temps contre Krejci et Bergeron. Dans les circonstances, d'accorder, réunis, 4 chances de marquer en plus de 20 minutes, c'est fort honorable. Si ces deux-là peuvent se stabiliser dans ce genre de rôle, Therrien va bien, de bonheur, s'embarrer 20 minutes dans son bureau pour brailler comme un veau.






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