vendredi 14 novembre 2014

20235: Montréal 5, Boston 1

Les Bruins ont commencé fort, mais sont tombés à court d'essence en deuxième période.

5 buts sur 11 chances de marquer à forces égales, c'est pas très durable comme taux de conversion. On a bien eu une bourrée de 5 chances sur l'avantage numérique, mais elles sont presque toutes survenues sur la même séquence de deux minutes. Bref, quand bien même les victoires s'empilent, sur le fond rien n'a l'air réglé.
  • Le trio de Desharnais a été tenu loin de Patrice Bergeron et couvert par le tandem Morrow-McQuaid. Quand on parle de l'importance de Chara, c'est de ça qu'il s'agit. À l'étranger, sans vrai défenseur #1, les Bruins n'avaient rien pour retenir le 67, qui s'est fendu d'une soirée du tonnerre: 2 buts, 4 chances de marquer à forces égales, 9 entrées de zone en possession de rondelle.
  • Le trio de Plekanec a collé 4 des 5 chances en avantage numérique et on a vu Galchenyuk passer proche à quelques autres reprises. Match relativement tranquille outre ça, jouant principalement contre Bergeron.
  • Sekac qui marque en avantage. Ben coudon. Très beau match de la 3e. C'est agréable, un vrai troisième trio.
  • Malheureusement, ça veut dire qu'on n'a pas de 4e trio. Eh.
  • En compagnie de Pleks, Markov et Subban avaient à prendre charge de Bergeron. Mission accomplie. Intéressant de voir Markov avec Gonchar sur le jeu de puissance et je souligne que les entrées de zone étaient mieux. Mais 12 entrées en possession, ça veut aussi dire que le CH est incapable de garder la rondelle en zone adverse. Le problème reste entier: la presque totalité des tirs vient de la pointe. Que ce soit Gonchar ou Subban, ça ne change rien.
  • Weaver et Emelin ont commencé ensemble, mais ça ne fonctionnait pas. On a donc graduellement vu Gonchar passer à la droite d'Emelin. Probablement la meilleure place où le mettre. À savoir si ça peut tenir comme deuxième paire, j'en doute fortement.
  • Une grosse partie du problème, c'est qu'on semble à bout de patience avec Gilbert. J'en parlais mercredi, c'est Gilbert qui est le plus susceptible de se faire voler son job par Gonchar et c'est bien dommage, parce qu'outre les revirements (va falloir y revenir), il fait un bon travail en général, dans des conditions plutôt difficiles.
  • Quant à Beaulieu, on l'a envoyé faire quelques tours sur la 4e et quelques chiffres à gauche et à droite. Il en a profité pour se battre avec un dude du 4e trio des Bruins, sa 2e bagarre en 3 matchs. Rien ne m'ennuie plus que de voir un joueur de talent varger comme un perdu sur un casque de plombier, mais on savait par réputation que Beaulieu a, disons, un drôle de tempérament. Il prend tranquillement sa place dans la ligue et son côté impulsif ressort. On verra si ça devient un problème, mais pour l'instant, faut voir les bons côtés. Comme joueur de talent, il est normal qu'on "s'essaye" sur lui, qu'on cherche à voir si on peut l'intimider. Ayant planté les deux gars contre qui il s'est battu, ça va tranquillement passer le message: il n'a pas peur de dropper et il a un crochet foudroyant, le genre de détail qui calme les joueurs marginaux en mal d'attention. Autre élément positif: Therrien est un sucker pour les gars "intenses" et se battre, c'est être "intense". Si ça peut le mettre dans les bonnes grâces du coach et qu'il ne se casse pas une main, ben tant mieux.







Aucun commentaire: