mercredi 22 octobre 2014

Montréal 2 (P) Detroit 1 : Capitaine Vidéo

Comment peut-on ne pas aimer Carey Price, je vous le demande?


Je comprends par ailleurs que dans certains quartiers, on a pris en grippe Tom Gilbert. L'argument massue sera ici notre statistique de marde favorite: le revirement. C'est compilé tout croche, c'est impossible à mettre en contexte. Pour ceux qui s'ennuient de Douglas Murray (c'est sûr, t'as jamais la puck, t'en feras pas de revirements), c'est le Bonheur™.

T'as même un jeu, une erreur que Gilbert fait, encore et encore: lorsqu'il descend chercher une rondelle dompée par l'adversaire du côté de Markov, il fait souvent un jeu idiot:


 Sérieux, je l'adore, mais ça là là, faut qu'on trouve un moyen de lui montrer comment ne plus le faire.

Datsyuk s'est fait refuser un but à cause d'Abdelkader. On s'en félicite. Non seulement le revers de Datsyuk était-il sublime, mais la séquence au complet était un cas d'école en matière d'efficacité. Ça part avec Zetterberg qui, suite à un appui défensif, file une passe du revers à Datsyuk, à travers 3 joueurs du CH :

C'est une superbe démonstration des habiletés de Datsyuk et Zettererg, mais aussi de l'agressivité du CH en échec avant. You win some, you loose some. Sur ce coup-là, outre Pleks et Galchenyuk en échec avant, on a Parenteau coincé le long de la bande de l'autre bord. C'est donc Markov qui pinche, bien qu'il n'y ait pas d'appui défensif disponible. Ça n'a pas toujours été comme ça et je me demande combien de temps encore ça va durer. Toute la saison, espérons-le. Les Wings ne sont plus ce qu'ils étaient, mais ils sont encore très bons et le CH les a quand même déclassés 15-11 aux chances à forces égales, dont 11-8 au score serré. La machine tourne de plus en plus rond.

Deux anecdotes curieuses: seulement 10 mises en jeu disputées en zone du CH, dont 8 sur des dégagements refusés. Jamais vu ça. Et seulement deux des 15 chances du CH obtenues moins de 3 secondes après une entrée de zone en possession de rondelle (normalement, ça serait 7-8). Au pic et à la pelle.

  • Galchenyuk est arrivé en ville, alors chaque match amène une raison de s'énerver. C'est d'autant plus agréable à voir aller qu'on sait que Bergevin n'aura pas un caillot au cerveau comme Chiarelli, qui a échangé Seguin pour quelques bons joueurs avant de signer Krejci pour 7 millions par saison jusqu'à l'âge de 34 ans. Desharnais est mieux de profiter de sa dernière saison avec Pacioretty. Accessoirement, ils ont eu quelques problèmes contre Datsyuk et Zetterberg (le but refusé de Datsyuk en est un exemple). C'était par contre amusant de regarder Galchenyuk brasser DeKeyser. Y'a pus de Lidstrom dans cette défensive (même si j'aime beaucoup Kronwall).
  • Match tranquille pour Desharnais et ses sbires, du moins jusqu'à cette présence en prolongation. Braqués 45% du temps contre Dastyuk et Zetterberg, la bouchée était grosse.
  • Eller se partageait le travail avec Pleks contre Nyquist. Job honorable. Pour expliquer la présence de Weise à la place de Sekac, Michel Therrien a dit qu'un jeune comme Sekac a parfois besoin de ça, de regarder la game d'un autre angle. Vu de mon divan (ça vaut ce que ça vaut), je n'en crois pas un mot. Le kid a eu ses 5 présences habituelles en 1ere avec Eller samedi et s'est fait pincer par McGinn en fin de période. 3 présences en deuxième, 2 en troisième. Il s'est fait sonner les cloches et on est prudent. Jugez par vous-mêmes (en bas à droite de l'écran, à 6 secondes, et, oui, faut que je trouve un moyen de demander à Youtube d'arrêter de compresser mes vidéos en cochon):
  • Match tranquille pour Malhotra, Moen et Prust, qu'on a simplement envoyé contre les 3e et 4e de Detroit. Pas de chances accordées, une créée, 8 tirs générés 2 seulement concédés. L'air de rien à l'échelle d'un match, gros gros plus à l'échelle d'une saison. Elle est révolue, l'époque de Prust sur la 3e avec Eller et White/Parros sur la 4e et l'équipe en bénéficie immensément. Quand les 3 premières lignes n'ont plus à commencer par boucher le trou laissé par les 6-9 minutes données à la 4e dans un match de 50 minutes à forces égales, ça parait.
  • Match sans histoires pour Emelin et Subban (ben, à part Emelin qui se fait déculotter par Zetterberg...). Mais presque 5 minutes d'Emelin avec Gilbert et près de 4 de Markov-Subban. On commence à faire des expériences? Pas certain, c'était surtout en 3e avec un retard d'un but, on cherchait l'offensive à tout prix. Mais si on est pour revenir à ça dans les moments critiques, pourquoi ne pas y aller pour de bon? On jase, là.
  • Gilbert et Markov ont fait jeu égal contre Datsyuk, échappé deux chances à Nyquist, collé deux chances à la 3e. Un bon match. Beaucoup de glace pour Gilbert, en fait, alors que Markov était plus en retrait.
  • Seulement 11 minutes pour Tinordi, 10 pour Weaver. Pas sûr que c'est Tinordi qu'on cherche à économiser, moi. 32 secondes contre Datsyuk, 2 minutes contre Tatar/Nyquist et le reste contre les 3e et 4e lignes. On est encore très prudent. Tinordi a fait quelques chiffres avec Subban en première, ce qui a excité bien des convoitises sur Twitter (ça m'excitait moi aussi, c'est pourquoi je suis allé écornifler de ce côté). Emelin/Weaver me glace d'effroi et je pense que c'est partagé par les entraineurs, alors ça n'est pas viable. À suire, donc.






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