mardi 25 mars 2014

21075: Montréal 2 (F) Boston 1

Le Canadien n'a concédé que 7 chances de marquer aux Bruins à forces égales, ce qui est excellent. Ils en ont généré très exactement deux, toutes par le trio de Plekanec, pourtant assigné aux mises en zone défensive. C'est dire à quel point le club a été totalement neutralisé à forces égales. En fait, je ne peux m'empêcher de penser que les Bruins n'avaient tout simplement pas la tête au hockey et semblaient plus intéressés à taper dans le tas tout au long de la soirée. En séries, ce club aurait été plus discipliné et la volée mangée par le CH aurait été totale.

Privé du 4e trio dès leur première présence, le CH n'avait en effet plus de trio efficace en zone défensive passé celui de Plekanec. À partir de là, l'effet boule de neige est inexorable: parce que la rondelle ne sort pas, les mises en jeu sont en zone défensive, parce qu'il n'y a plus assez de spécialistes défensifs, ces mises sont prises par des centres inadaptés à ce job, ce qui fait que la rondelle ne sort pas, et tourne la roue.

Des clubs agressifs et structurés comme les Bruins font ressortir à quel point le jeu de transition du CH est basé sur du gambling. On tente, depuis la zone défensive, la longue passe à des attaquants en zone neutre en espérant générer des entrées en force en zone offensive. Plus souvent qu'autrement, le jeu est coupé en zone neutre et la contre-attaque prends la défensive à contre-pied, privée de l'appui de 2 de ses 5 joueurs.

Il n'y a pas grand-chose d'autre à dire de ce match, si ce n'est que Budaj l'a volé. Encore une fois, Therrien roule les dés et gagne.






2 commentaires:

Hang a dit…

woow! ce fut un match intense digne d'une rencontre éliminatoire. Le canadien qui a remporté un 2e victoire consécutive en mettant à la série de 12 victoires des bruins. Bref, une situation parfaite!

Olivier a dit…

Je ne le souligne pas assez dans le billet: l'effort des joueurs a été héroïque. Les Bruins cherchaient des scalps bien plus que des buts et le CH a accepté de manger ses coups sans se laisser déconcentrer.

Cette équipe veut gagner et est prête à payer le prix. C'est déjà beaucoup.