mardi 17 décembre 2013

20513: Phoenix 1 Montréal 3

C'était bien parti, 3 chances en quelques minutes, puis le train a déraillé. Les deux désavantages numériques subis en première avaient en fait tout l'air de moments de repos et de stabilité, c'est dire le chaos qui s'était emparé de l'équipe. Après une double mineure à Prust en deuxième, Therrien s'est mis à brasser la soupe dans la défensive et l'effet a été immédiat. On l'entrevoit aux différentiels de tirs tentés par période (-13, -1 et +5) et aux chances (+1, +3 et +2 avec 6 minutes de protection d'avance). Il était temps. Reste à voir si ça tiendra.

  • Plekanec a connu une première période effroyable: +0/-13 aux tirs, +0/-2 aux chances, outrages subis à parts égales aux mains de Vermette et Ribeiro (!), avec un peu tous les défenseurs du CH. Je ne sais pas trop ce qu'ils se sont dit à l'entracte, mais faudrait se le dire plus souvent: +14/-8 aux tirs, +7/-3 aux chances au cours des 2 dernières périodes. Ben coudon. Galchenyuk aura joué jusqu'à la fin (ou presque, Pacioretty lui a volé les 15 dernières secondes du match), ce qui en dit long lorsqu'on sait qu'il remplaçait Brière par Moen en 3e pour aider Plekanec à fermer les matchs. Bientôt (l'an prochain?), ce sera Galchenyuk lui-même qui pilotera les missions de fin de match.
  • Vermette était censé couvrir Desharnais ce soir et franchement, il aurait quasiment mieux fait de rester à l'hôtel. En plus de ses deux buts, Pacioretty a deux tiges horizontales et le trio au complet a vissé les Coyotes encore et encore. Comme centre tout usage, Desharnais est plus ou moins efficace. Mais quand vient le temps de convertir une surdose de mise en jeu en zone offensive en chances de marquer, lui, Gallagher et Pacioretty savent y faire.
  • Pénalité de Brière en zone offensive sur sa première présence. Therrien n'a pas aimé et après avoir donné un peu de temps à Eller, Bournival et Brière, il s'est tanné et a démantelé le trio. Brière et Bournival, qui n'ont l'un comme l'autre pas franchi la barre des 5 minutes jouées, terminent quand même avec un solde neutre aux chances et une chance de marquer chacun, malgré deux mises en zone défensive contre rien en zone offensive. C'est pas les chars, mais c'est pas Parros non plus.
  • Bourque, Prust et Moen ont tourné aux ailes d'Eller toute la soirée et c'est Prust et Moen qui ont fait la 3e. Le gros Bourque s'est quand même fendu de quelques belles entrées de zone et ne m'a pas trop semblé embêté. Ne serait pas surpris de voir Brière entre Bournival et Prust pendant un moment. Ça va probablement le tanner et on va râler sur notre 4e centre de 4 millions, mais dans les faits c'est le genre de trio qui peut faire très mal aux fonds d'alignements adverses.
  • Markov et Subban s'emmêlaient de plus en plus et je crois que c'est ce qui a poussé Therrien à bouger. Subban et Gorges, donc. Combinaison éprouvée, probablement supérieure en défensive à ce que Subban peut donner avec Markov.
  • L'autre partie du brassage de soupe, c'est donc le retour de Markov avec Emelin. J'ai de très sérieux doutes, ce duo commençait à pomper l'huile lorsqu'Emelin s'est pété le genou l'an dernier. Mais l'équipe demande cette saison à ses défenseurs de faire moins de "pinch", d'être moins agressifs dans leurs appuis aux attaquants. Ça devrait les aider à garder les choses sous contrôle, leur grande faiblesse étant l'an dernier leur propension à accorder quantité de 2 contre 1. Ça ne règle pas le problème de la présence d'Emelin contre les meilleurs attaquants adverses, mais si ça tient, on aura alors un exemple éloquent des qualités défensives de Markov. Parce que Gorges, lui, n'a jamais réussi à installer quelque chose avec le gros #74.
  • Fascinante utilisation de Murray et Diaz: beaucoup de temps contre Hanzal et Vrbata, deux monstres physiques et offensifs, mais très peu de mises en jeu prises au total. On leur demandait de couvrir de "gros bonhommes" (oyoyoye, les figures de style, des fois c'est dissicile de se renouveler!) mais on ne cherchait surtout pas à les exposer inutilement à l'environnement plus préparé des situations de mises en jeu.





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