jeudi 20 octobre 2011

Une nouvelle méthode?

Papier de Mathias Brunet dans la Presse de ce matin, "Une nouvelle méthode d'évaluation des gardiens". Les habitués de ce blogue vont trouver certains passages familiers:
Waite calcule à sa façon la provenance des tirs de façon à se donner un portrait plus juste des performances de ses gardiens. «Je me rappelle qu'à l'époque où Nikolai Khabibulin jouait à Chicago, on n'avait pas un très bon club, Nikolai recevait 30 tirs par match, ce qui n'est pas énorme, mais la moitié étaient dangereux. Son taux d'arrêts n'était pas incroyable, mais lui et moi savions qu'il disputait de bons matchs. Je me fie à mes propres statistiques.
C'est un bon moment, je crois, pour vous rappeler quelques liens que j'ai glanés au fil des années:

6 commentaires:

Vanhouse a dit…

Un pourcentage d'efficacité par rapport aux chances?
Personnellement, je compterais tout les tirs mais je les pondèrerais.

Je trouve qu'il y a quand même un petit quelque chose de troublant de lire un gars comme Brunet, écrire ce genre de chose en ayant l'air surpris.

Vanhouse a dit…

% d'arrêt des chances de marquer?
Être payé pour le faire, je pondèrerais tout les tirs reçus.

Je trouve ça troublant de lire M.Brunet semblé surpris de ce genre de "nouvelle".

Mathieu a dit…

Brunet a demeure mon préféré, même s'il a énormément faibli dernièrement à retaper sur le clou McDonagh et sur les tout-puissants Sabres de Buffalo et sur l'importance de la jeunesse. (Pas sûr, par exemple, qu'il considère à quel point la défensive des Rangers est dégarnie et que McDonagh n'aurait pas le même temps de glace à Montréal.)

Reste qu'il est un des journalistes les plus progressistes et que ce n'est pas étonnant que ce soit lui qui amène la question des analyses statistiques sur le tapis. Il faut comprendre que les médias ont toutes les raisons du monde d'éviter, voire de discréditer le sujet:

- Les statistiques tendent à démontrer la pauvreté de leur analyse et de leur prétendue expertise
- Les blogues qui en traitent sont des concurrents directs
- Et, comme d'habitude, personne n'aime voir ses certitudes remises en question.

Il n'est donc pas surprenant de voir les journalistes sportifs ignorer, voire ridiculiser le sujet.

Cela fait longtemps que l'utilité principale des journalistes sportifs est de recevoir les mises à jour sur les trios de pratique et les clichés d'usage après les matches. Voyez à quel point, sur les blogues comme Habs Eyes on the Prize, la seule note retenue des commentaires d'après-match est le décompte des chances de marquer offert par Jacques Martin!

Quant à l'analyse offerte par les médias sportifs, outre des références à des anecdotes d'une autre époque, ils ne font rien qu'un fan assidu ne pourrait pas faire aussi bien, même sans les statistiques. Alors quand on ajoute l'analyse quantitative à tout cela, ben, l'Antichambre commence à faire pitié en comparaison.

M. Brunet, donc, ignorait probablement effectivement la richesse de l'analyse statistique appliquée au hockey, tout simplement parce que lui et ses confrères sont naturellement portés à éviter le sujet et à en rejeter la valeur. Mais quand ça vient d'un universitaire dans une conférence, c'est plus difficile de minimiser que quand ça vient d'un blogueur anonyme sur l'Internet.

Je pense aussi qu'en quelque part le film Moneyball a quelque peu mis le sujet sur la table.

Vanhouse a dit…

Je comprends ton points par rapport aux médias et leurs "nouvelles" traditionnelles.
Sauf que les Corsi ça fait déjà un bout que ça existe et que c'est compilé.
Quand c'est ton travail d'analyser le hockey, il me semble qui existe un minimum. Ok faire attention avant de donne trop d'importance/crédit, mais quand même.
C'est pas comme si c'était secret que le nombre de but alloué n'était pas tout à fait représentatif.

Olivier a dit…

On voit des choses émerger de temps à autres, mais c'est plutôt long. Les anglos semblent plus motivés sur ce point.

Le journal de montréal a une façon intéressante de montrer la provenance des tirs pour chaque période. C'est simple et ça donnes une bonne idée.

Sans rentrer dans les VUKOTA et autres bidules, j'aimerais quand même croire que ça va finir par débloquer. Mais je regarde François Gagnon se féliciter de la perte de Gomez sur Twitter et, franchement, je me dis à quoi bon...

Mathieu a dit…

Ah, François Gagnon... il donnerait AKost au premier club qui offrirait une rondelle de tape puis se plaindrait des échanges intempestifs de joueurs de talent.

Le pire c'est que le Canadien ne peut guère faire pire que 1-4-1, alors considérant le type d'analyse que font les médias, pas de doute que l'histoire de comment l'absence de Gomez aide TELLEMENT le Canadien va s'écrire toute seule. Misère.