lundi 16 août 2010

Retour sur les chances de marquer: les joueurs

J'ai, dans les deux précédents billets, indiqué comment les mises en jeu sont un moyen pour l'entraîneur de contrôler quel joueur se retrouve dans quelle situation. Les données en présence nous ont permis de constater que Jaques Martin en particulier ne se gênait pas pour utiliser ce levier.

J'ai aussi indiqué plus tôt dans l'été en quoi les chances de marquer, les pourcentages de mises en jeu en zone défensive et les tirs vers le filet (TVF) se suivent à la queue leu leu à l'échelle d'une saison.

Pour une fois je mets l'article complet sur une page séparée. Installez-vous confortablement, celui-là dure un moment.





Histoire de boucler la boucle sur les mises en jeu, considérons d'abord ici les attributions aux mises en jeu pour chaque joueur ayant porté l'uniforme du CH au cours de la dernière saison. Le tableau est assez gros et présente les nombres en paires, soit le nombre brut et le pourcentage de la ligne (du joueur) qu'il représente.

Cliquez pour agrandir...
Les moyennes par position sont calculées pour les seuls joueurs dans les cases en gras, les joueurs de soutien sont en blanc et en italique.

  • Plekanec et Gomez au centre avec Metropolit et Lapierre en appui. L'arrivée tardive de Moore n'a pas empêché Martin de lui donner de la job en masse. Mais 36% de mises en jeu en zone défensive pour Metropolit, ça en dit long sur l'état du CH. Il aura fait une bonne job avec Moen et Pacioretty, toutes proportions gardées, mais on comprend mieux à regarder ces chiffres comment le vieux Métro s'est effondré en janvier.
  • C'est sans surprise que les compagnons de trio de Plekanec et Metropolit se retrouvent dans le haut des pourcentages parmi les ailiers. Je tiens quand même à souligner que Gionta, comme son sbire Gomez, détonne des autres joueurs par son nombre élevé de mises en jeu crées (167) vs attribuées (121) en zone offensive.
  • En défensive, Spacek et Hamrlik ressortent sur un point précis: s'ils ont tous deux reçu peu de mises en jeu en zones offensives de la part de Jacques Martin, ça ne les a pas empêchés d'en générer au total une quantité impressionnante. Les défenseurs en général ont toujours plus de mises en jeu générées qu'attribuées en zone offensive, un fait qui selon moi dépend en partie de ce qu'à trois duos, il y a simplement moins de place pour spécialiser les affectations de zone qu'avec les joueurs d'avant. Je note quand même que Martin semble avoir roulé un léger "platoon" à la gauche de Gorges, avec Bergeron en zone offensive et Gill en zone défensive.
De la distribution des mises en jeu, passons maintenant aux résultats bruts, soit les Tirs Vers le Filet (TVF), inspirés de ce qu'on appelle Corsi ratings dans la blogosphère anglophone (j'ai discuté plus en détail de l'utilisation des Corsi dans ce billet). Pour faire simple, est compté comme un tir vers le filet un tir bloqué, un tir manqué, un tir au but ou encore un but. Ces 4 événements sont compilés en nombre absolu d'occurrences et en différentiel plus/moins.

En gros, le nombre brut de TVF nous donne une idée du temps passé sur la glace par un joueur donné et le +/- nous donnes une idée de la répartition du temps de possession de la rondelle. Pour mieux refléter ceci, le +/- est indiqué sous forme de pourcentage: un joueur qui est sur la glace pour 110 TVF par son équipe et 100 TVF contre son équipe aura un pourcentage de 52,3%. On tient alors pour acquis que lorsque ce joueur est sur la glace, son équipe a l'avantage au niveau du temps de possession. On situe, à l'échelle de la ligue, le seuil de respectabilité à 50%; chaque TVF est, après tout un tir pour et contre une équipe et une équipe compétitive devrait être capable de faire arme égales face au reste de la ligue à forces égales. En théorie.

Autre fait important à noter: les TVF ne nous disent rien de bon sur les unités spéciales. C'est pourquoi je ne les utilise que pour qualifier le jeu à forces égales.

Comme il vous sera expliqué dans un prochain billet (avec comme rédacteur invité Le Matheux), le Canadien est, depuis la fin du lock-out, une équipe médiocre aux TVF. Même la saison 2007-2008, où l'équipe a terminé avec un différentiel positif de buts marqués à forces égales, a vu le CH traîner en queue de peloton aux TVF.

C'est là un fait digne de mention dans la mesure où, je le répète, on accepte que les TVF sont une approximation utile du temps de possession; l'équipe a parfois (comme en 07-08) été opportuniste, mais elle n'a jamais semblé développer une réelle aptitude à dominer le temps de possession de la rondelle. Les changements massifs apportés par Gainey lors de l'été 2009 visaient d'ailleurs explicitement à régler ce problème et Jacques Martin a, dès le début du camp d'entraînement, indiqué que l'équipe chercherait à adopter un style de possession de rondelle.

Je pense que l'extraordinaire quantité de blessures subies par les meilleurs éléments de l'équipe font en sorte qu'on ne peut, à ce stade-ci, savoir si l'équipe et son coach étaient réellement capables de livrer la marchandise à ce niveau.

Les trois principaux indicateurs dont je dispose aujourd'hui pour évaluer globalement la capacité de l'équipe à garder l'avantage sur ses adversaires sont les mises en jeu, les TVF et les chances de marquer. Les 3 pointent dans la même direction: à forces égales, l'édition 2009-2010 du Canadien a été brièvement bonne (au mois d'octobre). Puis, les blessures se sont accumulées et l'équipe est devenue, de novembre à janvier, parfaitement abominable, avant de reprendre du poil de la bête en février.

Donc, pour continuer, après les mises en jeu, les TVF:
Cliquez pour agrandir
- Les mises en jeu excluent les mises en territoire neutre.
  • Le vice-président du Parti vert du Canada était un joueur de hockey parfaitement abominable.
  • Malgré des affectations lourdes, Spacek et Hamrlik sont ceux des défenseurs réguliers qui, territorialement parlant, ont fait meilleure figure.
  • Les chiffres de Lapierre sont abominables en partie parce qu'après avoir été privé de son pote Latendresse qui faisait une bonne job de remonte-pente, il s'est retrouvé avec Laraque pendant un mois et demi. Dissicile.
  • Envoyé 200 fois par son coach en zone défensive, dont 50 dans les 10 dernières minutes du match, sur la glace pour 73 dégagements refusés, méthodiquement opposé aux meilleurs de l'alignement adverse... Je trouve que Martin aurait l'an prochain avantage à donner un peu plus de job de bras à Gomez. Au bout du compte, Plekanec, qui a quand même le meilleur buteur du club comme ailier, passe juste trop de temps dans sa zone.
  • Métro n'a pas l'air si pire comme ça, mais l'équipe est généralement totalement dans le rouge, d'une part, et d'autre part au fait que lorsqu'on le laissait remplir son rôle de prédilection, soit celui de centre de 4e trio, le vieux Métro faisait encore une excellente job (on l'a revu en fin de saison).
Après les mises en jeu et les performances individuelles, regardons maintenant un peu plus précisément le contexte dans lequel les joueurs ont produit.

Voici les données brutes pour chaque ailier en fonction des principaux joueurs de centre de l'équipe. La colonne "N" indique le nombre brut d'événements survenus lorsque les deux joueurs étaient sur la glace et la colonne +/- le différentiel des événements. Donc, Cammalleri et Gomez ont assisté ensemble à 184 mises en jeu, avec un surplus de 24 en zones adverse.

Cliquez pour agrandir
Voici les mêmes données, cette fois-ci pour les défenseurs droitiers et gauchers. Notez que Bergeron s'étant baladé un peu partout, je l'ai mis des deux côtés. Je remarque aussi la versatilité de Gorges; ces tableaux m'ont rappelé à quel point derrière les deux Tchèques, il a été l'homme à tout faire au cours de la dernière saison.


Voici maintenant les mêmes tableaux avec quelques modifications cosmétiques.
  1. La colonne +/- exprime maintenant un pourcentage.
  2. Les colonnes "N" sont teintées d'un bleu plus ou moins foncé. Plus profonde est la teinte de bleu, plus le nombre en présence s'approche du maximum atteint par cette catégorie dans ce tableau. Ça nous permet donc d'identifier le poids relatif des combinaisons présentées; on constate que Hamrlik et Spacek sont ceux des défenseurs qui ont le plus souvent évolué ensemble, alors que la contribution du duo Markov/Mara est infime.
  3. Les pourcentages de la colonne +/- sont eux colorés en fonction d'une échelle à trois couleurs, allant du rouge (10e centile) au jaune (50e centile) au vert (90e centile). Ça nous permet de savoir que si Spacek et Gill ont eu un taux de départ exceptionnel et des résultats médiocres, ça s'est fait sur un nombre insignifiant de présences. J'aurais peut-être dû enlever du calcul de ces couleurs les pourcentages référant à des nombres "blancs", mais je suis un peu lâche, des fois.

Cliquez pour agrandir
J'aime beaucoup cette façon de représenter les données. Quoique dense, ça dit pas mal de choses d'un coup d'oeil. Mais c'est vraiment, vraiment chiant à construire dans Excel. Vraiment.

Quelques constats rapides avant de passer aux chances de marquer:
  • Jouer avec Plekanec, c'est dissicile. Parlez-en à Moen, qui n'a semble-t-il joué avec le #14 que lorsque Crosby ou Ovechkin était à la porte des buts du CH... Outre ses ailiers réguliers, soulignons le passage de SKost à ses côtés; ça a été *la* bonne séquence du plus jeune K et elle est tombée au moment ou Cammalleri et le frère André étaient sur la liste des blessés. Le kid est un bum et il a une tête de veau, mais il sait jouer au hockey. C'était une erreur stupide que de l'échanger. Encore plus de l'échanger contre:
    • Les droits sur un gardien dont le CH ne voulait pas.
    • Un gars qui a marqué 48 buts à 20 ans dans le junior pour une équipe qui a terminé 44-20-8 et a perdu en finale; il en avait marqué 55 en 200 matchs les 3 saisons précédentes. Un joueur à qui les prédateurs n'avaient pas fait d'offre qualificative, donc un agent libre quelques jours plus tard. Quand tu sors du talent d'une équipe, tu essaies d'en rentrer en même temps. Je ne pense pas que le 700k de plus qu'aurait coûté Moore aurait empêché quoi que ce soit et l'équipe serait franchement meilleure. J'aime râler sur le passé, que voulez-vous.
  • Qui de Gionta ou Gomez pousse le plus la noire du bon bord de la glace? Instinctivement je dirais Gomez, mais Gionta n'a juste pas l'air du genre à niaiser dans sa zone, peu importe le joueur de centre. J'aime bien traiter Pouliot de grand veau et il a souvent eu l'air d'un maudit chaudron, mais ses 20 premiers matchs avec les deux G ont laissé une empreinte plutôt verte sur ce tableau. Si Martin peut lui apprendre à ne pas aller se fourrer en arrière du net quand les deux autres y sont déjà...
  • Chaque nouveau graphique donne un éclairage de plus en plus flatteur de Métro. Force m'est d'admettre que j'ai probablement prêté trop d'importance à sa performance des mois de janvier et décembre, ce qui occulte un travail fort honorable abattu plus tôt avec Pacioretty et Moen comme ramasseurs de fond d'alignements. Il est significatif, je crois, que ce trio fût démembré et Pacioretty envoyé dans les mineures au moment ou les deux mois de la mort tiraient à leur fin. On les a envoyés dans la fosse au lion alors qu'ils n'avaient pas les armes pour s'y défendre. Le jeune Pacioretty, qui n'a pas le talent des Kostitsyn, a été particulièrement bardassé: on lui a donné des zones de départ favorables dans la mesure ou il accompagnait Plekanec en missions difficiles, mais avec Moen et Métro, il démarrait plus souvent qu'à son tour à 175 pieds du but adverse. Il est un peu beigne, dans ce contexte, de lui reprocher de ne pas avoir produit offensivement.
  • Parlant de jeune envoyé au front avec Plekanec... Je me demande ce qui serait arrivé si on avait pris les 79 mises et 260 TVF de MaxPac (entendues comme mesure de temps de glace) et qu'on les avait donnés à, oh, je sais pas, Latendresse, par exemple. C'est vrai qu'il n'a pas fait la job avec Gomez et Gionta par contre. Et ce n'est pas comme si on ne lui avait pas laissé la chance!
  • Encore une fois, mention honorable au vice-président du Parti vert du Canada. Qu'est-ce que ce gars-là foutait dans l'alignement?
  • Spacek et Hamrlik: du bleu foncé à gauche, du vert foncé en haut à droite, du jaune tirant au rouge en bas à droite. C'est ce que vous voulez voir dans ce tableau.
  • Markov en arrachait lorsqu'il avait à trainer le gros O'Byrne sur son dos, mais avec Gorges, sachant que le temps de glace est venu principalement au retour de blessure du Général... J'espère de tout coeur qu'on va laisser Subban sur la troisième paire avec Mononcle Gill et que Gorges va prendre la place qui lui revient à la droite de notre meilleur joueur. Mais j'ai comme l'impression qu'après la "démonstration de leadership" qu'il a faite en séries avec Gill, on va encore voir un de nos meilleurs perdre son temps à couvrir le pachyderme.
  • Gill fait ce qu'il peut, mais sitôt qu'il passe du temps en zone défensive avec un défenseur moyen, ça vire en bain de sang. Le gars est utile en série parce qu'on n'y appelle pas l'accrochage et l'obstruction, mais en saison régulière, il serait un bon #7 si on le payait 800 milles par année. À 2.25 millions, c'est du gaspillage.
  • Faut juste pas laisser MAB s'approcher de sa zone. O'Byrne non plus, d'ailleurs. Le gros OB a eu 26 ans en juillet. Combien de temps encore on le laisse "se développer"? Personnellement, si quelqu'un en veut, je donnerais plutôt les minutes à Carle.
  • Paul Mara superstar. Mouais...
Passons maintenant aux chances de marquer. En quantité brute, par joueur, pour commencer.


Incluant les chances à 4 contre 4 et celles à 5 contre 5, une première chose me frappe: aucun régulier du CH n'a terminé la saison au-dessus de la barre symbolique des 50%. Je note quelques décrochages:
  • Des mises en jeu aux TVF aux chances, Lapierre descend à chaque fois d'une marche. Pas bon signe, ça. Gomez aussi, d'ailleurs. Le gars est un joueur de qualité, mais il en donne beaucoup de l'autre bord.
  • Plekanec suit le chemin inverse, bien entendu; Cammalleri et AKost marquent le pas, alors que Gionta suit Gomez tout comme Pouliot.
  • C'est probablement la dernière fois que j'ai l'occasion d'en parler, alors je me graisse: le jeune Latendresse, faudrait penser à lui donner de la glace, des fois qu'on en fasse de quoi...
  • Bergeron avait de la misère à backchecker, des fois. Quel joueur sur l'avantage numérique, mais à forces égales, baptême... Dissicile à cacher des joueurs comme ça.
  • Je pourrais continuer à me moquer de Laraque, mais ce serait passer à côté de l'essentiel: pourquoi l'ont-ils mis dans l'alignement? C'est insensé.
Les données brutes en croisé:



Les mêmes tableaux, mais cette fois-ci avec les pourcentages et les jolies couleurs:



Les tableaux sont plus simples, on cherche donc les bleu-vert et on râle contre les bleu-rouge.
  • Je ne sais pas si l'échantillon est si représentatif que ça, mais disons que la différence entre Pouliot et Cammalleri est, heu, notable.
  • Y'a comme un gros flash rouge à la droite du tableau des défenseurs, j'ai comme de la misère à lire, ça fait mai aux yeux.
  • De manière plus générale, on voit que le vert suit certains joueurs: Spacek et Markov en défensive, Cammalleri et Gionta en attaque... Pouliot et AKost semblent saigner lorsqu'on les expose aux gueux des 3e et 4e lignes, mais les chiffres sont petits...
  • N'importe quel quatrième centre va avoir l'air smatte si son coach lui donne Cammalleri ou Gionta. Mais on voit pourquoi Lapierre n'est plus un centre. Il n'est pas capable de traîner des empotés contre les fonds d'alignements adverses. Et il y a des cellules là-dedans... -29/85 avec Moen, -24/54 avec SKost... Pas supposé, ça.
En conclusion

Ce qui doit être retenu de ces chiffres, au-delà du détail, c'est que l'équipe n'est pas aujourd'hui dans une position qui la rend susceptible d'effectuer un grand bond en avant. On peut tous fantasmer sur une saison complète de Gionta et Cammalleri, mais ces joueurs ont, en 60 match, eu plus de temps de glace que n'importe quel avant du Canadien hormis Plekanec et Gomez. Une grande part de la valeur ajoutée que l'on perçoit aujourd'hui dans la possibilité d'un plus grand nombre de matchs joués par Gionta et Cammalleri semble donc reposer sur le fait que ces joueurs, boulimiques de temps de glace lorsque dans l'alignement, réduisent comme peau de chagrin la part consacrée au fond de l'alignement en permettant à Martin de couper son banc et jouer à 3 trios.

Or, non seulement ce n'est pas là une stratégie viable sur 82 matchs, mais de plus l'un des pivots de cette façon de faire, Dominic Moore, sera vraisemblablement remplacé par un jeune joueur de 21 ans. Prometteur mais encore vert, on est tout au plus en droit d'espérer d'Eller qu'il soit capable de prendre à l'adversaire l'essentiel de ce qu'il lui donnera. Il est inévitable qu'au bilan, le jeune sera probablement dans le rouge. Et pour ce faire, il y a lieu de croire qu'il aie besoin d'une protection attentive de Martin, laissant alors nombre des affectations ingrates de Moore entre les mains de Boyd, un joueur qui lui est probablement inférieur.

On doit donc espérer que le surplus de performances provienne l'an prochain d'une défensive indubitablement améliorée par l'arrivée de Subban, la présence prolongée de Markov et, c'est pour moi essentiel, la graduation définitive de Gorges dans le top-4 aux côtés du Général. Si, et c'est un gros si, le top-6 à l'attaque touche la glace pour 70 matchs en moyenne (pas une mince affaire, surtout dans le cas d'AKost et Pouliot), il y a lieu de croire que ces tableaux ne seront pas l'an prochain aussi désespérément alignés sur des moyennes de 46%. Vaste programme.

J'ai consacré beaucoup d'espace à l'analyse des performances de l'équipe à forces égales parce que c'est sous ce régime que plus des trois quarts de la saison se joue. Les unités spéciales, que j'aborderai bientôt, ont l'an dernier été une force de l'équipe. Si le peu de changements de personnel nous laisse entrevoir une autre saison grisâtre à forces égales, on est aussi en droit de s'attendre à ce que les performances à court d'un homme (en constante amélioration depuis 4 ans) et en avantage numérique (ou l'équipe flirte avec les sommets de la ligue depuis le début de l'apogée de la carrière du Général) continuent, elles, à se maintenir.

Aucun commentaire: