mardi 22 septembre 2009

Les gars cuisinent au gaz

J'ai recommencé à compiler les chances de marquer; comme c'est le camp d'entraînement, je suis un peu rouillé, il se peut donc que je score un peu tout croche. Mais quand même, j'ai pu faire ça pour les matchs du 18 (victoire contre Ottawa), 20 (contre Boston à Québec) et le 21 (contre Pittsburgh). Voici le sommaire de ces matchs:



Plus précisément, voici le détail des chances accumulées:



C'est assez simple: les bons joueurs l'ont plutôt facile pendant le camp; Gionta, particulièrement, remonte à la surface. Fait à noter, il jouait avec Plekanec et Pacioretty le 18, Plekanec et Latendresse le 20 et Gomez et Pacioretty/Cammalleri le 21.

Quelques petits détails sur le match de Pittsburgh:

  • Gomez a mangé Crosby toute la soirée. C'est le camp d'entraînement, alors on ne s'énervera pas trop vite, mais quand même. Pas encore capable d'avoir les tirs pour/contre (ça s'en vient), mais m'est avis que le beau Sid a été vissé dans sa zone l'essentiel de sa soirée. Entre ça et ses 17 minutes jouées à forces égales, le beau Scott ne fera peut-être pas beaucoup plus de 75 points, mais il lève de la fonte.

  • Audition pour Maxwell: avec Cammalleri et AndreïK. Comme les deux coachs se contentaient de rouler leurs lignes en synchro, Maxwell a ramassé Malkin pour l'essentiel des deux premières périodes. On ne se contera pas de menteries: le kid s'est fait manger. le gros K était complètement perdu et Cammalleri plutôt frustré. Je prendrais quand même Maxwell sur la 4ème ligne, bon.

  • Gui! et Max! étaient plutôt lymphatiques au cours des deux premières périodes. Martin a coupé son banc en troisième et leur a adjoint AndreïK et les a mis dans les pattes de Malkin. Pas toujours glorieux, mais ça a quand même donné quelques résultats. Le gros K avait l'air un peu moins mélangé avec ces deux-là. Le jeu nord-sud/go go go des deux Québecos est un peu moins dur a lire que la "couverture défensive" que Maxwell appliquait à Malkin, faut dire...

  • Il avait l'air un peu lourdaud (parce qu'il l'est), mais Gui! va finir par tuer quelqu'un avec ses mises en échec.

  • Markov avait l'air zen. Considérant qu'il a couvert Crosby toute la soirée, faut le faire. Pas sûr que le gars s'ennuie de Komisarek. Spacek a une drôle d'approche en défensive par contre. On verra si c'est parce qu'il était sur son mauvais côté, mais j'ai l'impression qu'il va nous faire renverser de la bière, le vieux Jaro. Fait important: ma première réflexion, en le voyant en entrevue, a été "c'est qui le petit gros à côté de Joël Bouchard?". Le gars a un plus gros double menton que moi; je l'aime déjà.

  • Le "système défensif" de Martin semble coller. Seul ennui, ça semble lourdement appuyé sur un machin appelé "Obstruction". Ça va faire bizarre d'être de ce côté-là de la clôture. Espérons que les arbitres laissent faire, parce que sinon Gill va être plutôt space à regarder aller.

  • On est enfin débarrassé de Shawn Bell. Dieu qu'il est poche.
  • vendredi 18 septembre 2009

    Mises en jeu

    Les mises en jeu, on le sais tous (sauf RDS), sont un élément qui influe énormément sur la fiche d'un joueur et d'une équipe. Si une équipe se trouve continuellement à prendre des mises en jeu dans sa zone, c'est qu'elle est dominée. Si un joueur assiste à une grande proportion des mises en jeu dans sa zone, c'est que l'entraîneur s'appuie sur lui pour se sortir du pétrin.

    Un joueur qui prend, par rapport à son équipe, une plus grande proportion de mises en jeu dans sa zone, se trouvera donc nécessairement désavantagé au final pour les statistiques, notamment les +/-, les différentiels de tirs au filet ainsi que les points marqués.

    Voici un tableau indiquant la distribution des matchs joués par des joueurs de centres en 2008-09 en fonction du nombre de mises en jeu prises en zone défensive à forces égales.:



    Ces données sont extraites des pages générées par le site timeonice.com pour chaque match joué au cours de la dernière saison. En gros, chaque joueur étiqueté comme joueur de centre sur les feuilles de match de la LNH est compté; cela représente au total 241 joueurs pour 11954 parties disputées. On a ici les présences aux mises en jeu; cela compte donc non seulement les mises en jeu prises, mais aussi les simples présences comme ailiers (lorsque le jouer a été chassé de la mise, par exemple).

  • Il est extrêmement rare qu'un joueur de centre dispute plus de 8 mises en jeu en zone défensive (MJZD) au cours d'un match. Il y a à toutes fins pratiques autant de joueurs ayant disputé des matchs de 9 MJZD et + (280) que de joueurs ayant disputé des matchs de 8 MJZD (272).

  • L'essentiel des matchs disputés (91%) par des joueurs de centre les ont vu prendre 6 MJZD et moins.

  • Je trouve que le nombre de match descend brutalement à partir de 5 MJZD, à raison de 500 par tranche.


  • J'ai de la difficulté à voir précisément ce qui représente un joueur protégé à partir de ces données, parce qu'elle ne tiennent pas compte du fait que les équipes n'ont pas toutes un même nombre de MJZD à attribuer au cours d'un match. Il me semble néanmoins plausible de regrouper tout ça en trois niveaux: 3 et moins (58% des MJ), 4 à 7 (37%), 8 et + (5%).

    On y reviendra, sitôt que je trouve comment extraire correctement et rapidement les données des sacrament de feuilles de match de la LNH.

    jeudi 17 septembre 2009

    Camp d'entraînement: CH vs Panthers

    Ça veut dire ce que ça veut dire, mais bon, allons-y pour le plaisir:

    - Gomez-Cammalleri [Squid] - AKost: On va les aimer, je pense. Franchement, ils sont encore en rodage et, pour ce match-ci, ils étaient en avant des autres par plusieurs encâblures. Cammalleri qui met le genou gauche sur la glace pour dégainer m'a instantanément fait oublier Kovalev.

    - Lapierre / Latendresse / D'Agostini: Pas un deuxième trio, mais ils vont tailler en pièce les cabochons de l'équipe adverse. Si les deux premières lignes peuvent occuper les meilleurs adversaires, je penses qu'on peut tirer 50 buts et plus de ces trois-là. On verra.

    - Deharnais, chose, pis l'autre, là. Darche et White, en théorie. Darche est vraisemblablement destiné à s'assurer que les jeunes d'Hamilton ont une bonne compétition à l'interne. White, tout ceux que j'ai vu en parler disent l'adorer, mais je ne l'ai tout simplement pas remarqué. Desharnais n'est pas prêt, mais il va l'être l'an prochain au plus tard. Il est rapide, manifestement très habile et sait comment protéger la rondelle. Reste à voir s'il est capable de monter la dernière marche. Instinctivement, je pense que oui; j'y reviendrai.

    - Johansson / Stewart / Trotter: Stewart est, dans le meilleur des cas, un plombier à temps partiel. Travis Moen fait qu'on ne le verra peu où pas à Montréal. Trotter a du talent mais ne se démarquait pas vraiment. Un an à Hamilton et on verra. Johansson n'a pas été très apparent. Lui et Desharnais ont surtout été visibles lorsqu'appellés à pivoter la deuxième vague d'avantage numérique et Desharnais m'a semblé plus à l'aise. L'expérience de la LAH probablement.

    - Spacek / Markov : Markov semblait s'emmerder un peu. Spacek a eu à jouer avec O'Byrne, le pauvre.

    - O'Byrne / Gorges : Gorges a eu du temps avec Markov et puis bon, c'est un régulier, rien à signaler. J'aimerais tellement, tellement aimer O'Byrne, voir en lui une promesse, un avenir, un projet excitant, mais c'est plus fort que moi: c'est un gros maudit jambon et ça m'emmerde qu'on gaspille du temps de glace sur cette affaire-là, surtout qu'on dépense déjà presque 4 millions sur Gill et Mara. Dany Dubé dit de Ryan O'Byrne que son problème, c'est lorsqu'il est "pressé par l'adversaire". No shit Sherlock... Je comprend que c'est ingrat, que c'est pas facile et tout, mais c'est la job d'un défenseur, de ramasser la puck le long d'un mur alors que 3 gars de 200 livres se garrochent vers lui à pleine vitesse. Si son problème c'est cette phase là du jeu, ben...

    - Benoît / Subban : Benoît a presque marqué grâce à une superbe passe de Latendresse et n'a généralement pas eu l'air fou; il ne va pas voler la job à personne. Subban n'est pas prêt, mais dieu de dieu qu'il va être bon; bon en défensive et en attaque.

    J'avoue être parfaitement indifférent aux gardiens.

    Les vraies affaires (entendre par là: la game diffusée au complet par RDS) commencent ce soir.

    mardi 8 septembre 2009

    Le club des 25-25

    La présence d'un joueur sur une mise en jeu est souvent le résultat d'une décision de l'entraîneur. En regardant les pourcentages de présence des joueurs de centre sur les mises en jeu en zone défensive et offensive.

    Voici ceux des joueurs de centre ayant été sur la glace pour 25% des mises en jeu en zone offensive et défensive à forces égales en 2008-2009:



    Gomez, avec Mikko Koivu, Sidney Crosby et Chris Drury, est le seul à atteindre le plateau des 30% aux deux extrémités de la glace. Je souhaite beaucoup de bonheur à Chris Drury en 2009-2010.

    mardi 1 septembre 2009

    Tirs contre et pourcentage d'arrêt

    Discussion intéressante avec Timo Seppa sur son blogue, au sujet de l'influence que le pourcentage d'arrêts peut avoir sur la fiche défensive d'un joueur. Pour résumer ce que j'ai déjà discuté, il semble que certains joueurs vont, au cours d'une année donnée, voir le pourcentage d'arrêts lorsqu'ils sont sur la glace différer significativement du pourcentage d'arrêts de l'équipe en général. Cette discussion suit un article que ce même Seppa a fait paraître sur puckprospectus.

    Il y présente un nouvel indicateur permettant de juger de la qualité d'un joueur, en s'attardant au jeu à forces égales, plus précisément aux buts pour et contre en fonction du temps de glace. Si les conclusions sont intéressantes et généralement crédibles, j'ai quand même décidé faire faire un autre tour à mon rouet favori, soit le caractère semble-t-il passablement aléatoire du pourcentage d'arrêt lorsqu'un joueur donné (autre que le gardien, bien entendu) est sur la patinoire.

    Voici, pour commencer, la liste de 50 joueurs ayant à ce titre le plus clairement bénéficié d'un pourcentage d'arrêts favorable par rapport à leur équipe. Les tableaux sont classés en fonction des buts "économisés" ou bien "dépensés" selon que le joueur a bénéficié d'un pourcentage favorable ou non.



    Voici le même tableau, mais pour les 50 derniers:




    Ceux qui ont lu les articles de Seppa noterons que le jeune Berglund, qui arrive en tête du classement par ESTR (Even Strength Total Rating) de Seppa, se situe tout au sommet de la première liste, et pas à peu près. Si j'ai mis les 50 premiers et derniers joueurs dans cette liste, c'est qu'ils représentent ceux qui se situent au-delà du 95ème centile (dont la valeur est de 10,6) ou en deça du 5ème (valeur de -4) pour la saison 08-09. À 21 buts, Berglund est littéralement dans la stratosphère. À -10 en 25 matchs, Sobotka est tout aussi stupéfiant.

    Sans remettre en question l'indice de Seppa, il me semble qu'encore ici, un indicateur fondé sur les buts marqué montre une certaine vulnérabilité face à ce qui semble être une variation aléatoire.

    On en revient toujours à la mythique capacité d'un joueur à influencer la qualité des tirs aux buts pris contre son équipe. Je suis prêt à admettre qu'il soit possible d'identifier pareille aptitude chez des défenseurs, pour la raison: ils passent beaucoup plus de temps sur la glace que les attaquants, et contrairement à ceux-ci, leurs présences ne peuvent généralement prendre fin lorsqu'une attaque de l'adversaire est imminente. Ils sont donc exposés systématiquement exposés aux séquences offensives de l'adversaire.

    Mais, ceci étant dit, je n'ai pas encore vu de démonstration convaincante quant à la capacité d'un défenseurs d'influer significativement en bien ou en mal sur la qualité des tirs pris par l'adversaire. En fait, pour couper les cheveux en quatre, je crois qu'un système de jeu peut influer sur la qualité des tirs donnés à l'adversaire, mais pas un joueur en particulier. L'influence des défenseurs pris individuellement se fait plutôt sentir en ce qu'ils ont une plus ou moins grande capacité, à l'intérieur d'un système donné, d'empêcher l'adversaire de prendre des tirs.

    Bref, le système peut avoir une influence sur la qualité, le personnel sur la quantité.

    Mise à jour: J'ai ajouté, pour les cas ou je pouvais faire correspondre, les indice que qualité des adversaires affrontés. À vue de nez, je ne vois pas trop de pattern... Faut aussi faire attention avec le Qualcomp; ça ne permet pas de comparer les joueurs de différentes équipes directement; ça permet surtout d'évaluer ou le joueur se situe par rapport à ses coéquipiers en matière de qualité des adversaires.