samedi 4 juillet 2009

Tectonique mes fesses...

L'alignement étant pas mal complet (il a pas resigné Tanguay! Chou!), j'aurai tout l'été pour zigonner avec les chiffres. J'y reviendrai, mais voici quand même les 3 indicateurs que j'ai l'intention d'utiliser le plus souvent:


  • Les buts et points par tranches de 60 minutes jouées (à forces égales et pour les unités spéciales), qui nous permet de voir ce qui, des performances d'un joueur, est reproduit annuellement et de ce qui est dû à une année exceptionnelle (ce qui est ennuyant lorsqu'on regarde Gionta), ainsi que la qualité des adversaires affrontés

  • Le différentiel des tirs (Corsi) à forces égales, qui nous permet d'évaluer l'avantage territorial de l'équipe lorsque le joueur est sur la patinoire

  • Une toute nouvelle stat! Les mises en jeu, plus particulièrement les différences de ratios entre zones de départ et zones de fin. Je reproduirai ici tout simplement la méthode décrite par JLikens dans son dernier billet.



Je veux simplement éclaircir un petit point, qui est lié à l'indice de qualité des adversaires affrontés. Présentement, cet indice est compilé par le site behindthenet.ca. Si il demeure d'une certaine utilité, le fait qu'il repose sur les +/- au lieu du différentiel de tirs l'amène a pénaliser les joueurs malchanceux, et ce de manière d'autant plus forte pour les joueurs ayant eu un moindre temps de glace. En effet, l'indice de qualité des adversaires (et des coéquipiers) que l'on y retrouve est en fait un agrégat du "rating" compilé par Behindthenet, soit un ratio du différentiel de buts d'un joueur donné sur le différentiel de buts de l'équipe. Voici un extrait d'un tableau que j'ai déjà publié:



Le pourcentage d'arrêts à forces égales des gardiens du canadien a été, en 2008-2009, de 0,922... Lorsqu'on regarde les différentiels de tirs au but, tant Bouillon que D'Agostini font pourtant bonne figure et les données que j'ai commencé à recueillir sur la capacité des joueurs à prendre l'avantage territorial à partir des mises en jeu pointent dans la même direction; D'Agostini, Bouillon, Hamrlik et O'Byrne font bonne figure. Ça me surprend pour O'Byrne, mais bon, on rationalisera ça une autre fois.

Tout ça pour dire, même sur une période de 50 match, un joueur peut se trouver pénalisé par la malchance: dans le cas de D'Agostini, un pourcentage d'arrêts de .922 l'aurait amené à une fiche de -2 (au lieu de -14!). Je suppose que sur la masse les chosent se tassent et que, par conséquent, l'indicateur de qualité des adversaires reste valide. Vu les cas D'Agostini et Bouillon, je ne suis pas convaincu de la valeur de l'indice quand vient le temps d'évaluer la force des coéquipiers...

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