dimanche 13 mars 2016

21021: Montréal 1 Minnesota 4

Le Wild s'est amené en ville avec un plan de match des plus simples. Domper la rondelle en zone adverse, appliquer un échec-avant de tous les instants. Le CH, avec sa défense de bric et de broc, peinait forcément à suivre le rythme et s'est donc lui aussi trouvé contraint de domper à qui mieux mieux dans l'espoir de chasser la rondelle libre.

Tout ça pour dire: 75 rondelles rejetées en territoire ennemi par les deux clubs au cours des deux premières périodes. Le Wild a complètement levé le pied en 3e, alors ils n'en ont eu que 13, mais le CH en a rajouté 23 autres.

111. puck. dompées. en. zone. adverse.

111.

En 51:46 de jeu à forces égales. Une puck dompée aux 30 secondes.

Sacrament de batinse, celle-là était plate. Sauf en 3e, on a eu plein de chances. Mais Devan Dubnyk est un foutu bon goaler, alors bide total.

  • On regarde la soirée du premier trio et on se dit "ok, +4/-3 aux chances, pas si mal". Mais dans les faits, c'est +4 en 3e, -3 au cours des deux premières périodes. Galchenyuk commence à être attendu. J'espère simplement que Therrien va le laisser là. Je n'y crois pas. Ça va être un plaisir d'entendre la raison à la mord moi le noeud qu'il va nous inventer pour justifier ça.
  • Pleks a commencé avec Hudon et Byron, mais ça marchait plus ou moins. Therrien n'aime pas jouer les confrontations à outrance. Ça brise le rythme, dit-il. Parce que le rythme, quand tu dompes la puck 60 fois par game, c'est capital, voyez-vous? Pardon, je m'égare. Donc, Therrien n'aime pas jouer les confrontations, mais il y reste sensible. Il s'arrange quand même pour que son top-6 roule contre le top-6 adverse et si un joueur ne suit pas, il change de trio. Pas que Hudon ne suivait pas, mais Mitchell, Pleks et Byron avaient un peu plus d'allant. Remplace Byron par Eller, met Byron à la place de Brown et ça donne un groupe de 12 potable, à défaut d'être très explosif.
  • McCarron a joué avec un peu tout le monde, mais l'association avec Lessio et Hudon m'a semblé la plus chouette. La plus fréquente est demeurée Mitchell/McCarron/de la Rose, un groupe toujours un peu lymphatique. Toujours est-il, une chance pour McCarron et Hudon, 4 pour Lessio, qui avait le feu au cul.
  • Mike Brown a eu 3 chances en 3e période. Rien contre Mike Brown, mais ça ne donne une idée du peu d'entrain qu'affichait le Wild rendu là. On a même vu Dubnyk donner une p'tite tape sur les fesses à Brown après une de ses chances, l'air de dire "Eille, t'as eu une chance! Good job dude!". Les gars du Minnesota n'étaient vraiment pas stressés.
  • Andrei Markov et Mark Barberio, premier duo. Ouaip. Le +5/-0 aux chances en 3e vient gommer un peu le +2/-5 des deux premières périodes, principalement contre Mikko Koivu.
  • Pateryn et Emelin ont eu une première période de merde, bousculés par Koivu et Granlund. Ils ont fermé la trappe dès la deuxième période. Malgré l'intimidante présence de Mike Brown, qui rend Canadien "dur à jouer contre", Emelin s'est fait visser en plein dans les numéros en fin de deuxième. Mike Brown, envoyé séance tenante pour mettre de l'ordre là-dedans, a pris son air fâché et a été parfaitement, rigoureusement ignoré par le Wild. À l'exception du gros Suter qui lui a mis la main au collet en toute fin de période, juste pour s'assurer qu'il ne fasse pas de trouble. "Papier sablé" mes fesses, oui. Comme démonstration de la disparition accélérée de ce genre de joueur, c'était parfait. Le plus gênant reste de voir tous ces commentateurs qui se sentent obligés de célébrer l'intégrité de ces "good guys". Entre ça et le "c'est beau mon grand!" de Dubnyk...
  • Darren Dietz et Victor Bartley n'ont pas trop mal paru, mais bon, on les a gardés loin du trouble. Dietz avait l'air parfaitement paniqué en première, avant de se placer un peu. Il semble avoir un certain coup de patin et un certain sens du jeu. Il est relativement jeune, 22 ans et déjà à sa 3e année chez les pros. Je suppose qu'il a encore une marche à monter et pourrait, je dis bien pourrait être un 6e défenseur potentiel. C'est la beauté de cette méga série de blessures: on gratte allègrement le fond du baril. Ça n'est pas inintéressant, je dois le dire.





samedi 12 mars 2016

21008: Montréal 3 Buffalo 2

Voir P.K. Subban se fait dévisser la tête d'un coup de scrotum d'Alexei Emelin nous rappelle à quel point les blessures ont quelque chose d'aléatoire.

Sinon ça, c'était un match relativement tranquille. Les Sabres ont plus de bons joueurs que par le passé, mais sans Ryan O'Reilly, ça manque sérieusement de punch. La Sainte Flanelle n'a pas trop eu à se remuer le bras meurtri pour boucler l'affaire.

  • Galchenyuk a été braqué toute la soirée contre Eichel et, heu, Johan Larsson. Ok. Grosse poussée aux mises en zone offensive (+12/-2) et à raison. +6/-3 aux chances, +20/-11 aux tirs, une belle soirée. Galchenyuk a ramassé deux buts, mais Pacioretty connaît une de ses montées en régime typiques: à forces égales, 4 chances, 5 entrées de zone, 4 rondelles libres récupérées en zone ennemie, et une chance, 3 possessions et une récupération de plus en avantage numérique. Les buts vont recommencer à débouler bientôt.
  • Plekanec était lui aussi braqué contre le top-6 adverse et c'était plutôt misérable. Sais pas ce qui affecte Eller, mais tout ce beau monde était plutôt éteint à forces égales. Belle séquence en avantage numérique avec le gros McCarron, par contre. Semble que Hudon va prendre la place d'Eller aux côtés de Pleks ce soir. Ça devrait aider. Le #14 a besoin de talent sur ses ailes pour produire.
  • McCarron a encore réussi à rapiner une chance (tir dévié dans l'enclave), mais ça n'a pas été terrible. Si je n'ai pas la berlue, lorsque McCarron joue avec de la Rose, ce dernier tend à prendre le rôle de centre en zone défensive. C'est fort regrettable, parce que McCarron est, en zone défensive diablement moins efficace à l'aile, beaucoup trop passif. Et de la Rose n'est pas un bon centre défensif. En tout cas pas encore. Bref, ces deux-là ont fait quelques beaux cacas sur le tapis de Mike Condon.
  • On a éventuellement envoyé de la Rose avec Danault et Brown, ce qui a donné des résultats plus que corrects. Le gros #25 est plus à l'aise à l'aile, on dirait.
  • Après quelques performances médiocres, c'était un plaisir de voir Subban et Markov ressortir une grosse performance. Si Subban est parti pour la saison, faudra se rappeler de ça souvent pour tenir le coup.
  • Outre son coup de poche fatidique, le soviet félon a connu une soirée pas pire. 10 sorties de zone orchestrées en contrôle du disque, ce qui est parfaitement inhabituel pour Emelin. Lui et Pateryn ont par contre souffert de leurs fréquentes associations au tandem McCarron - de la Rose.
  • Soirée discrète pour Barberio et Bartley. Une maigre entrée de zone en possession de rondelle par le club lorsqu'ils étaient sur la glace, ce qui n'est pas très bon signe. Mais ils sortent plus souvent de leur territoire en contrôle du disque qu'en le dégageant (9 contre 8), ce qui est plus rassurant. Ça reste bien ordinaire. Bien curieux de voir comment tout ça va virer sans Subban.





mercredi 9 mars 2016

20997: Montréal 4 (P) Dallas 3

On a connu les Stars plus fringants. Faut dire qu'en perdant en quelques jours John Klingberg, Jyrki Jokipakka (échangé aux Flames) et Jason Demers en cours de match, on peut comprendre que l'ensemble se trouve débalancé. On ne me fera pas croire que faire jouer Kris Russel près de 24 minutes à forces égales faisait partie du plan A, B ou C.

Tout ça pour dire, cette bataille d'éclopés s'est terminée à peu près égale (léger avantage aux chances pour Dallas). Le spectacle était par ailleurs plus agréable que contre les Jets. On prend le positif là où on le trouve, s'pas?

  • Galchenyuk est spectaculaire, mais son trio n'est pas encore tout à fait étanche, +4/-4 aux chances. Quand même, outre les buts, les signes positifs sont légion: Pacioretty est redevenu une machine à entrées de zone offensive (7 à 5v5) et Andrighetto contribue un peu partout (3 sorties de zone défensive, 4 entrées en zone offensive et 3 séquences de possession initiées sur des récupérations de rondelle en territoire ennemi). Galchenyuk, lui continue à dominer à partir de sa ligne bleue: encore directement responsable de 9 sorties de zone défensive en contrôle de rondelle. Tout ça en jouant contre Tyler Seguin, qui a quand même eu le dessus: contre le 91, Galchenyuk finit +1/-3 aux chances, +8/-11 aux tirs. Le premier trio a fait son beurre contre la 4e des Stars, faut le dire.
  • Match discret pour Pleks, Matteau et Byron. Paul est égal à lui-même et Matteau m'a semblé plus enligné. Outre sa chance de marquer, on l'a vu plus actif en transition: 3 sorties de zone défensive, 3 entrées en zone offensive en possession de rondelle. Pas mal. Au total, ces trois-là n'ont généré qu'une chance, mais rien donné en retour et s'en sortent avec un large avantage aux tirs (+14/-6).
  • Premier match où McCarron n'obtient pas de chance de marquer. Plus souvent utilisé contre la 3e ligne adverse, ça finit un peu en eau de boudin pour le 34, Torrey Micthell ayant pris charge du jeu plus souvent qu'à son tour. Ça n'est pas anormal. Je suppose que de la Rose, qui est encore très jeune (à peine 20 ans) va finir par prendre du poil de la bête, mais on n'y est pas encore. Il devrait être dans la LAH et Hudon dans la LNH. Vous n'avez pas fini de m'entendre chigner à ce sujet.
  • L'effet Mike Brown s'est fait sentir: alors que Danault prend une tonne de mises en zone défensive depuis son arrivée avec le CH (son ratio tourne autour de +11/-32 depuis 3 matchs), lui et son trio n'en ont pris qu'une seule hier soir. Un peu comme avec Douglas Murray dans le temps, ça dit ce que ça a à dire. Batinse, s'ils ne veulent pas rappeler Hudon, qu'on donnes une dizaine de matchs à Holloway! Cet attachement stupide à des joueurs parfaitement inutiles va me faire faire une syncope.
  • Markov et Subban étaient braqués contre Seguin et Benn, 70% de leur temps de jeu consacré à ces deux-là. Ce fut plutôt pénible, avec un joli +1/-5 aux chances à la clé. Fin de saison pénible pour le premier duo du CH.
  • Pateryn et Emelin avaient pour tâche de surveiller les deuxièmes et troisièmes trios des Stars. Mission accomplie. Match nul aux chances, avantage aux tirs, deux chances de marquer pour Alexei Emelin. Je n'y comprends plus rien. 6 sorties de zone défensive en contrôle du disque orchestrées par Pateryn, 8 par Alexei fucking Emelin. Je. n'y. comprends. plus. rien. En fait non, je crois comprendre que Pateryn prend enfin ses aises. Ces deux-là ont eu l'air de deux poules sans têtes pendant un bon bout du mois de février, mais depuis 5-6 matchs, ils sont en train de s'affirmer comme un très bon deuxième duo. À croire que laisser du temps à des joueurs pour s'installer dans un rôle, au lieu de les bencher à la première erreur, peut avoir un impact positif à long terme. Essayez de faire comprendre ça à la tête de mule qui coache l'équipe. C'est parce que les blessures ne lui ont pas laissé le choix qu'il a laissé Emelin et Pateryn ensemble, ne vous méprenez pas.
  • Faut-il que Morgan Ellis, qui a 23 ans et joue à droite, n'ait pas impressionné les coachs pour qu'on s'accroche ainsi à l'idée de faire jouer Barberio hors position avec Bartley, qui me semble parfaitement ordinaire. Encore une fois, on n'a pas fait jouer un jeune et on le renvoie ensuite dans les mineures parce qu'il n'a pas impressionné. Refrain connu. On s'entend, l'avenir du club ne se joue pas avec Ellis, mais il est navrant qu'on gaspille du temps de développement utile sur un dude de 27 ans qui a passé sa vie dans la LAH.





lundi 7 mars 2016

20977: Montréal 2 Winnipeg 4

Le camp d'entraînement poursuit son cours.

Je reste encore frappé du niveau élevé de désorganisation du club depuis quelques matchs. On parle souvent de l'importance du mental, de la nécessité d'une préparation des tous les instants pour donner son maximum. Si les termes sont parfois inutilement ésotériques, le résultat est patent. Le club n'avait rien, rien, rien à donner en première. Puis tout ce beau monde s'est réveillé, un peu.

  • Après deux mois de maudit niaisage, Galchenyuk revient enfin au centre (et mange un slap shot sur le pied, saison de merde oblige). Ses deux buts font un peu illusion sur sa contribution offensive, c'est Pacioretty qui menait le train de ce côté-là: 3 chances, 6 entrées en possession de rondelle, 3 autres récupérations en fond territoire ennemi, contre 2/4/2 pour Galchenyuk. Par contre, revenu à sa position naturelle, le #27 a recommencé à faire ce qu'il fait si bien: sortir la rondelle du territoire défensif. 8 sorties de zone défensive en contrôle de rondelle, contre 4 pour 'Ghetto et Pacioretty. Je ne m'explique pas qu'on puisse le regarde jouer au centre et conclure qu'il n'y est pas à l'aise. C'est sa position naturelle, là où son impact positif sur la suite des choses est le plus systématique et fréquent.
  • Plekanec, Byron et Eller ont assuré, mais sans plus. Eller est cabossé, Byron, ben c'est Byron, alors on n'avait plus de miracle à attendre. Tomas est encore très bon, mais il a 33 ans. Sur une fin de saison comme celle-ci, alors qu'il n'a plus rien à prouver, ça paraît un peu plus. Toujours aussi présent, toutes ces petites touches importantes en transition, mais sans plus. Les vétérans comme lui sont un peu en roue libre ces jours-ci.
  • Mitchell, de la Rose et Danault continuent à remplir sans trop de panache ce rôle ingrat qui est le leur: prendre plein de mises en zone défensive et ne pas se faire scalper par le fond d'alignement adverse. Les deux jeunes font leur gros possible, mais on est loin de Mitchell, Flynn et Byron. C'est un boulot ingrat qui ne laisse pas place à  l'improvisation.
  • McCarron n'a pas trop joué, mais il aura encore été au coeur de quelques belles séquences. 3 chances de marquer pour lui. On le laisse faire ses classes tranquillement et sans pression. Patience, il s'en vient.
  • Subban et Markov sont eux aussi en roue libre. Je suppose qu'on va râler en certains lieux du revirement de Subban menant au premier but des Jets. Balivernes. Si P.K. ne coûte pas de buts du genre de temps à autre, c'est mauvais signe. Un joueur offensif crée des buts à un rythme inhabituel parce qu'il déboîte la défensive adverse en réussissant des jeux à bas pourcentages. Forcément, ça donne des histoires comme le premier but de Scheifele.
  • Emelin et Pateryn ont encore un score du tonnerre aux chances. Ce coup-ci, c'est plus simple d'identifier pourquoi. Deux séquences, quasi identiques, au cours desquelles Emelin envoie la rondelle au filet de la pointe pour ensuite voir McCarron et ses sbires coller 5 chances. Autrement, c'était quelque peu aléatoire. J'aime beaucoup l'implication de Pateryn en sortie de zone défensive, ceci étant dit: encore 5 sorties orchestrées en contrôle du disque.
  • Ça prend 6 défenseurs pour compléter un alignement. Morgan Ellis est déjà retourné à St-John's.





vendredi 4 mars 2016

20965: Montréal 2 Los Angeles 3

Le score donne une impression de match serré. Balivernes. Les Kings ont étouffé le CH. 5 chances de marquer concédées aux Montréalais, 3 à forces égales, deux en avantage numérique. Les Kings connaissaient, avant hier soir, une séquence de 8 matchs sans avoir marqué plus de deux buts, au cours de laquelle ils ont tout de même cumulé une fiche de 4-3-1. La méthode est éprouvée.

Sinon, je suis de ceux qui n'aiment pas voir Michel Therrien jongler avec ses trios. Sutter, le coach des Kings, me donnerait probablement une syncope: dans le seul match d'hier, il a utilisé 11 combinaisons différentes d'attaquants pendant au moins une minute! Outre Toffoli, Lucic et Kopitar, personne n'a joué ensemble plus de 4 minutes!

Bref, on cherche ces jours-ci dans les façons de faire de Therrien des explications pour la mauvaise saison du Canadien. C'est correct, j'en suis. Mais faut faire la part des choses.

  • Pleks n'a pas joué contre quelqu'un en particulier, c'est assez spécial. La neutralisation complète du premier trio du CH est donc une oeuvre collective. Je veux bien croire que Pacioretty joue sur une jambe, ça reste impressionnant.
  • McCarron aura fait une période sur la deuxième ligne. Après, on a eu droit à un vieux classique, Eller avec les Gally's. C'est ça, le problème quand tu laisses Andrighetto dans les gradins pour Mike Brown: t'es plus restreint dans tes mouvements quand vient le temps de brasser la soupe. Gallagher et Eller ont eu 2 des 3 chances du CH à forces égales. La 3e? McCarron.
  • Danault et Mitchell ont très bien fait avec Byron, mais ça s'est arrêté avec Matteau. Byron est comme ça: ne génère pas de chances, mais la puck va du bon bord en sa présence, surtout s'il est sur un 3e ou 4e trio (sur un premier, par contre...).
  • Semble que Mike Brown serait un genre de protecteur pour éviter que McCarron n’aie toujours à se battre. Je comprends la logique. Mais y'a deux choses qui me chipotent. Primo, y'en a presque plus, de batailles. Secundo, à regarder Bieksa s'accrocher après l'autre soir, pense pas que McCarron a besoin de protecteur. 'Ghetto, qui sait anticiper où la rondelle ira, qui a joué avec McCarron et qui est supérieur à Brown en défensive (ben, partout, en fait), serait un meilleur ailier pour lui. Je relis la dernière phrase et je trouve ridicule d'avoir même à l'écrire. Qu'est-ce que Mike Brown foutait dans l'alignement, jésus christ?
  • Encore deux points pour Subban, parce que, pourquoi pas? Sinon, le premier duo du CH en a eu plein les bras, contre un peu tout le monde, avec un peu tout le monde. C'est bête à dire, mais quand toute l'équipe se fait rétamer... Z'ont été là pour 2 des 3 chances du CH, quand même.
  • Bon ben, Pateryn-Emelin, duo défensif de choc™, ça a un peu moins tenu ce coup-ci, +0/-5 aux chances. Mais jeu presque égal aux tirs? 40% de leur match (7 minutes) contre Kopitar, 2 chances données sur 6 tirs tentés. Ça n'a pas cassé, mais ça venait vite.
  • Morgan Ellis et Barberio ont été tenus au frais, disons que Therrien n'avait pas l'air de vouloir leur faire "passer un test". Je peux comprendre. 6 tirs et deux chances concédés en 2 minutes passées contre Kopitar, mais pour le reste c'était vaguement sous contrôle. Encore là, absence quasi total de chances générées.







jeudi 3 mars 2016

20953: Montréal 2 Anaheim 3 (F)

La bande de crapule m'a fait mentir. C'était quand même un match amusant à regarder et ils ont tenu les Ducks, d'un certain sens. Entendre par là que sur le plan territorial, ils ont été capables de se promener en zone ennemie.

Mais les Ducks sont une équipe bizarre comme ça. Tout ce que je vois d'eux depuis quelques saisons raconte toujours la même histoire: les taux de possession de rondelle extrapolés des différentiels de tirs les peignent sous un jour parfaitement ordinaire, mais sitôt qu'on calcule les chances, oupelaille, c'est une autre histoire. Ça s'est terminé quelque chose comme 11-6 aux chances à forces égales en faveur des Ducks, 25-10 en comptant les unités spéciales.

J'écris "quelque chose comme" parce que, voyez-vous, les marqueurs officiels d'Anaheim ont une compréhension plutôt fantaisiste de l'identité et du nombre de joueurs adverses qui sont sur la glace à un moment donné du match. Concrètement, ça veut dire que le journal des présences de ce match est, du moins du côté du Canadien, truffé d'erreurs. La plus resplendissante reste une présence fantôme de Mark Barberio en 2e, qui a pour effet de transformer un désavantage numérique de 2 minutes du CH (de 10:03 à 8:03) en situation de forces égales. 5 tirs tentés, 2 chances de marquer passent ainsi du mauvais côté de la ligne.

Et c'est ce que j'ai retracé de plus flagrant, en plus des erreurs continuelles (Phillip Danault et Tomas Plekanec sont deux petits centres avec un numéro se terminant par 4; au moins McCarron mesure 6 pieds 6 pouces...).

Heureusement qu'on ne joue pas trop souvent à Anaheim.

  • Tant qu'à essayer des affaires, Michel essaye en grand. McCarron au centre d'Eller et Galchenyuk m'a pris de court, mais franchement, le résultat était impressionnant. Les prestations de Galchenyuk et Eller n'ont pas à nous surprendre, on les connaît. Mais McCarron n'était pas, mais pas du tout dépaysé. Je parlais de son petit jeu, de cette capacité qu'il a à simplement envoyer la rondelle au bon endroit sans fla-fla. Plus je le regarde aller, plus il m'apparaît évident que McCarron est largement supérieur à la moyenne des ours sur un point précis: il sait toujours où envoyer la rondelle. Ça se constate par le fait qu'encore et encore, on le voit arriver sur une rondelle libre pour la rediriger immédiatement à un endroit où un de ses coéquipiers est en train d'arriver. Ce qui est marquant, c'est qu'il réussit à faire ça sans forcer le jeu. C'est très impressionnant. On le comparait à Brian Boyle au camp d'entrainement. Je pense qu'on va devoir commencer à chercher d’autres comparaisons. Martin Hanzal? Faut voir; McCarron est une bestiole parfaitement unique. Ah oui: je pense que Therrien cherchait un peu à éviter la confrontation, mais McCarron a quand même passé plus de 40% du match contre Getzlaf.
  • Quand je dis qu'il y a quelque chose de louche dans la ventilation des données: tout ce que j'ai vu du trio de Pleks m'a laissé entendre que ça se passait bien. Mais les chances... Pourtant appuyés par Subban et Markov, mais confrontés à un des trios défensifs les plus efficaces de la ligue: Kesler, Silfberberg et Cogliano.
  • Danault a l'air moins fou entre Byron et Mitchell. À plein temps contre Rakell, McGinn et Perry, ils ont tenu au-delà de toute espérance, n'accordant pour ainsi dire rien à un des plus dangereux buteurs de la LNH. Pas sûr que ça tient comme ça tous les soirs, mais hier, ça marchait.
  • Bon, de la Rose s'est encore fait visser. Condon est en feu alors ça paraît moins, mais +1/-5 aux chances en 7 minutes... Matteau est pour ainsi dire comme Smith-Pelly, mais plus rapide: les défenseurs qui tentent de le frapper donnent l'impression de rencontrer un bloc de ciment, il gosse bien avec la rondelle, mais tout ça tourne souvent à vide. Andrighetto devait trouver le temps long. Patience, son tour va revenir.
  • Il n'y a pas tant à dire sur P.K. et le Général. Quand même, Markov a trouvé Galchenyuk deux fois avec une latérale de la mort™; Galchenyuk a manqué le but sur la première, mais pas la deuxième.
  • Pateryn et Emelin, principalement contre Kesler ou Perry, ont vraiment, vraiment très bien fait. Aucune chance de marquer accordée à forces égales, +18/-5 aux tirs vers le filet sur 6 mises en zone offensive contre 7 en zone défensive. Y'a deux semaines, on partait le rosaire lorsque ces deux-là sautaient sur la glace et maintenant ils nous la jouent duo défensif de choc? Je n'y comprends rien. Ils vont rester ensemble encore un moment, alors on verra contre L.A.
  • Je pense que Morgan Ellis a eu l'air suffisamment smatte et Barberio est meilleur que Bartley. Mais ils ont très peu joué, à peine 8 minutes réunis à forces égales. On peut se permettre de prendre son temps.








mardi 1 mars 2016

20946: Montréal 2 San Jose 6

Les Sharks forment une si belle équipe. Dynastie cachée par ses échecs répétés en séries, cette formidable équipe semblait enfin faiblir l'an dernier, manquant les séries pour la première fois depuis la saison 2002-03 (!). Tout ça n'était que foutaises, évidemment. Après un début de saison en dent de scie, ils ont, avec le passage à tabac du CH hier, 16 victoires en 26 matchs depuis le début de l'année 2016.
Ce qui frappe, lorsqu'on regarde cette équipe jouer, c'est la structure, le jeu d'ensemble. Les Sharks peuvent jouer vite (ils ont d'excellents patineurs) comme ils peuvent jouer lentement. On les voit constamment varier le rythme, revenir sur leur pas ou passer la rondelle à un joueur qui arrive de l'arrière.
Cette variation constante du rythme permet aux Sharks de tirer le maximum des habiletés de chacun, rapide ou lent, habile ou adepte de la passe courte. Au bout du compte, c'est une équipe qui réussit, surtout contre un adversaire affaibli comme le CH, à ouvrir encore et encore de ces lignes de passe est-ouest qui sont la clé de toute attaque efficace.
Les Canadiens n'ont jamais réussi à trouver un quelconque rythme. À preuve, alors que les Sharks ont effectué 38 entrées en zone offensive en possession de rondelle au cours du match, les hommes de Michel Therrien n'en ont eu que 19. Du simple au double, rien de moins.
Et on parle d'un adversaire affaibli, qui disputait un 3e match en 4 soirs. Les Ducks, qu'on affronte mercredi, seront frais et dispos, n'ayant pas joué depuis leur match de dimanche. Match au cours duquel ils ont sacré une volée de tous les diables aux Kings de Los Angeles, une autre superpuissance que le CH affrontera vendredi.
Grosse semaine.
  • Pleks a bien obtenu une chance sur un changement de ligne, mais autrement, si le premier trio a eu l'avantage aux tirs, on ne les a jamais laissés menacer Martin Jones. Peter DeBoer, s'il se contre-foutait des confrontations entre attaquants, a géré de façon maniaque les duels défenseurs-attaquants. Marc-Édouard Vlasic a passé le match dans la visière du premier trio montréalais. Dure soirée.
  • Galchenyuk, Eller et 'Ghetto ont ramassé Paul Martin et Brent Burns. 5 des 11 chances de l'équipe à forces égales leur reviennent: 2 pour Ghetto et Eller, une pour Galchenyuk. Sven est en train de faire son nid, mine de rien. Eux aussi ont fait à peu près jeu égal.
  • Danault et Byron ont commencé le match avec de la Rose, mais après avoir accordé 2 buts et 5 chances en même pas 4 minutes de jeu... Therrien a inversé Mitchell et JDLR, ce qui a eu le mérite de calmer un peu le jeu. Danault a terminé la soirée avec 7 chances concédées à Joe Thornton en un peu moins de 5 minutes. Danault a ses qualités. Mais il est en audition. Faut savoir que Therrien a pris une décision pour le moins intéressante en enterrant complètement Danault aux mises: aucune en zone offensive contre 10 en zone défensive. Pour les autres centres, c'est allé comme suit: Pleks +5/-3, Eller +3/-6, McCarron +5/-6. 2 dégagements refusés pour Eller, 1 pour Danault.
  • McCarron a recalé un peu aux tirs une fois jumelé à de la Rose (qui est franchement plus efficace au centre) mais n'a pas craqué aux chances, il termine +2/-3 pour la soirée. Mais +6/-18 aux tirs. Ouais, bon. Je souligne qu'il est celui des quatre centres ayant le moins joué avec Subban et Markov. Pour une fois, Therrien n'a pas bullshité: les jeunes sont envoyés au front. Je ne m'explique pas la présence de Mike Brown chez le CH. ça me rappelle Brad Staubitz. Je déteste me rappeler de Brad Staubitz.
  • Markov et Subban ont connu une soirée pénible. Mal accrochés, peinant à créer des sorties de zone défensive en contrôle du disque, ils ont travaillé à mi-temps contre Thornton. Commande difficile, particulièrement pour Markov, qui termine +1/-6 aux chance contre Thornton, alors que Subban fait +5/-5. Donskoi et Couture, en même pas 3 minutes, leur ont collé un beau +0/-3 aux chances, histoire de bien gratiner le plat.
  • Bartley et Barberio ont été jalousement protégés de Thornton, ce qui a permis à Nieto, Marleau et Ward de profiter pleinement d'eux. Sérieux, c'était sordide. +0/-8 aux chances au total, dont 6 chances contre le trio de Nieto en 5 minutes. Barberio fait bien ce qu'il peut, mais c'est un 6e défenseur qu'on envoie au front sur son mauvais côté. En tout respect pour Victor Bartley, un athlète immensément plus talentueux que moi et, surtout, une personne d'une persévérance exceptionnelle (il le faut, pour se rendre là ou il est aujourd'hui), Bergevin a bel et bien échangé Tinordi contre un sac de puck. Sachant que Tinordi est incapable de percer la défensive des Coyotes, je ne suis surtout pas en train d'affirmer que le CH a perdu l'échange. En attendant, je sens que Morgan Ellis va avoir l'insigne honneur de se faire donner sa chance mercredi. On lui souhaite de ne pas passer pour un crisse de cave devant Corey Perry. Tu parles.
  • Ne me demandez pas comment ils ont fait leur compte, mais Emelin et Pateryn ont terminé avec un différentiel positif aux chances (+4/-2 réunis, +5/-3 pour Pateryn, +7/-2 pour Emelin). En fait je le sais pourquoi: z'ont pas joué, ou si peu, contre Nieto ou Thornton.






dimanche 28 février 2016

20926: Montréal 4 Toronto 1

Ce match marque un peu beaucoup le début de la prochaine saison. Weise et Fleischmann partis, Danault et McCarron s'amènent. Au moins, ça ne sera pas aussi sordide qu'en 2012: le CH a de jeunes joueurs à qui faire passer quelques tests et le noyau de l'équipe reste solide.

Mais ne vous énervez pas trop vite: les Leafs sont à l'agonie. Ça pourrait être un peu moins esthétique  la semaine prochaine... Lundi contre San Jose, mercredi contre Anaheim.

  • La saison à l'eau, Therrien ramène enfin Plekanec avec Pacioretty et Gallagher. Son meilleur trio tout au long de l'année, Therrien s'en sera quand même privé une dizaine de matchs alors que les chances de participer aux séries s'amenuisaient. Tout ça pour coller Galchenyuk à l'aile et DD avec Pacioretty. M'enfin. Les Leafs sont terriblement poches ces jours-ci, mais Pacioretty patine sur une jambe (une seule entrée en possession de rondelle contre une défensive si poreuse, c'est un signe). Je dis ça, mais il en a quand même collé deux. Blessé aux jambes peut-être, mais pas au poignet. On veut donner de la place aux jeunes (bonne idée), alors ces trois-là n'ont pas tant joué.
  • Galchenyuk, Eller et Andrighetto ont sorti un fort joli match dans l'ensemble. Mais s'ils ont fait jeu égal aux chances, le trio de Kadri les a vissés quelques fois dans leur zone. Ghetto a été particulièrement actif: une chance, 5 entrées de zone en possession de rondelle, 3 sorties de zone défensive orchestrées. On nous l'avait annoncé comme un petit joueur offensif. Marteau en échec-avant, impliqué en repli, il y a à son jeu un côté "200 pieds" que je n'attendais pas.
  • Danault a fait ses classes à Chicago en remplaçant Marcu Kruger, un spécialiste des mises en zone défensive. Rien pour le dépayser ici: 4 mises en zone offensive pour 10 en zone défensive, jeu égal aux chances et aux tirs. Ça aide toujours d'être épaulé par Paul Byron, qui trouve toujours le moyen de pousser la rondelle dans la prochaine zone (2 sorties contrôlées, 3 entrées en possession, 2 rondelles récupérées en échec-avant). On verra si ça tient contre de vraies équipes.
  • À entendre Michel Therrien, le gros McCarron est à Montréal jusqu'à la fin de la saison. Encore ici, on verra ce que ça donne contre de vraies équipes. Mais le fait est que sans l'appui de Markov et Subban, son trio a marqué un but, collé 3 chances et n'a rien donné en retour. On les a tenus loin de Kadri, mais sitôt qu'on lui laissait mettre la patte sur la 3e paire des Leafs, les choses déboulaient. Pas dur, à le regarder jouer, de comprendre ce qui énerve chez McCarron: il est toujours à côté de la rondelle. Entre ça et son "petit jeu", cette capacité à rediriger efficacement la rondelle en la faisant rebondir, sans perdre de temps à la contrôler, on a un joueur qui ne va pas que prendre qu'un rôle défensif. Je ne sais pas jusqu'où il va se rendre, mais ses trios vont marquer des buts à forces égales. On en tient un bon.
  • Subban et Markov avaient parfois l'air de s'emmerder. Collés à Kadri à mi-temps (un client toujours malcommode), tout ça a parfois eu l'air un peu brouillon. Mais la passe de Markov à Pacioretty, ohlàlà... Subban a surtout fait sentir sa présence en sortie de zone défensive: 9 sorties orchestrées.
  • Bartley et Barberio ont pris beaucoup de glace, mais on les a tenus loin du premier trio. Je suis dubitatif. Mais Bartley avait du temps hier soir, ce qui lui a permis de créer 5 sorties de zone (deuxième meilleur après Subban). Reste que ces deux défenseurs se ressemblent drôlement.
  • Emelin et Pateryn n'ont pas été protégés, ont joué contre un peu tout le monde, ont bien paru. On verra à quoi ça ressemble dans une semaine. Les jeunes attaquants vont rendre les choses intéressantes, mais les deux dernières paires de défenseurs vont rendre la fin de saison pénible. Accrochez-vous.